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| Dictionnaire | |
Division
(logique).
- En termes de logique classique, une division est le partage d'un tout
en ce qu'il contient, c'est-à-dire :
1° du genre par ses espèces. Par exemple, quand on dit : toute substance est corps ou esprit;Les règles de la Division sont : 1° qu'elle soit entière ou adéquate, c.-à-d. que ses membres comprennent toute l'étendue du terme divisé;On voit que la division logique se présente toujours sous la forme d'une proposition disjonctive. L'attribut de cette proposition développe, comme disent les logiciens, l'extension du sujet , et, à ce titre, elle est la majeure ordinaire des dilemmes. En prenant la division, non pas seulement dans sa forme, mais dans son fond et dans ses résultats, on peut la considérer comme une des parties de l'analyse. Elle forme même à elle seule une sorte de méthode, que l'on peut employer avec quelque avantage là où la méthode de définition fait défaut. Ainsi, lorsqu'on se trouve, pour un motif ou pour un autre, dans l'impossibilité de faire connaître l'essence d'un genre, ce qui est le but de toute recherche scientifique, mais un but que l'on ne peut pas toujours atteindre, il peut y avoir encore profit à diviser et à subdiviser ce genre. Ainsi, si l'on ne peut définir la sensation, on fera remarquer que ce nom s'applique aux phénomènes opposés de la peine et du plaisir, etc. Cette méthode, beaucoup moins instructive que la définition, qui pénètre dans la nature intime des choses, ne laisse pas de contribuer à porter dans les idées la clarté que l'on cherche. (B-E). |
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| Division (arithmétique).
- Opération de l'arithmétique
élémentaire inverse de la multiplication.
Elle a pour but de faire trouver le nombre par
lequel il faut multiplier un nombre donné pour avoir un autre nombre
donné. Dans la division, le produit prend le nom dividende, le facteur
connu celui de diviseur, et le facteur inconnu
celui de quotient.
Division des nombres entiers. - Il est évident que, prenant au hasard un dividende et un diviseur, il arrive le plus souvent que le dividende n'est pas le produit du diviseur par un nombre entier. Dans ce cas, on dit que la division a pour but de chercher le nombre entier par lequel il faut multiplier le diviseur pour avoir le plus grand multiple de ce diviseur contenu dans le dividende. La différence entre ce multiple et le dividende s'appelle le reste de la division. Le nombre trouvé n'est pas le véritable quotient; mais il n'en diffère pas d'une unité, et on dit qu'il est approché à moins d'une unité. Ces nombres étant abstraits, le quotient peut être considéré soit comme multiplicateur, soit comme multiplicande. Dans le premier cas, il indique, d'après la définition la multiplication, combien de fois il faut prendre le diviseur pour avoir soit le dividende, soit le plus grand multiple du diviseur contenu dans le dividende, et alors on petit dire que la division a pour but de trouver combien de fois un nombre est contenu dans un autre. De ce point de vue particulier vient le nom de quotient. Si le quotient est considéré comme multiplicande, c'est-à-dire comme une partie du dividende contenue dans celui-ci autant de fois qu'il y a d'unités dans le diviseur, alors on peut dire que la division a pour but de trouver l'une des parties d'un nombre divisé en autant de parties égales qu'il y a d'unités dans un autre nombre, ou plus simplement, de partager un nombre en un nombre donné de parties égales. De cet autre point de vue particulier viennent les noms de l'opération du dividende et du diviseur. La division est regardée comme la plus difficile des opérations élémentaires de l'arithmétique. Voici quelques raisons de n'en plus douter... 1° Lorsque le diviseur n'a qu'un chiffre et que le dividende est plus petit que dix fois le diviseur, le quotient n'a qu'un chiffre qui est immédiatement donné par la table, de la multiplication. Il suffit de considérer la colonne verticale qui commence par le diviseur et de chercher dans cette colonne soit le dividende, soit le plus petit des deux nombres entre lesquels il est compris, le rang qu'occupe ce nombre indique le chiffre du quotient.Division algébrique. - Elle se définit de la même manière que la division arithmétique, c'est-à-dire qu'étant donné une quantité algébrique appelée dividende et une quantité analogue appelée diviseur on se propose d'en trouver une troisième qui, multipliée par le diviseur, reproduise le dividende; cette troisième quantité s'appelle quotient. La théorie de la division algébrique est assez délicate et ne saurait trouver place ici. Nous renvoyons le lecteur sur ce point aux différents traités d'algèbre. (Lechartier, 1877). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.