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Le centre de la Voie
lactée se situe à 26 000 années-lumière
du Système solaire dans la direction
du Sagittaire. Cette région est inaccessible
à l'observation dans le domaine visible à cause de l'interception
de cette lumière par les poussières
concentrées à proximité du plan du disque galactique.
Cette région est cependant observable en radio
ou en infrarouge, qui révèlent
une géographie très tourmentée. Sur une distance
de trois ou quatre années-lumière (l'intervalle qui sépare
le Soleil de l'étoile
la plus proche), quantité d'arcs, de filaments, de nodules divers,
et de rémanents de supernovae (SNR) sont identifiables.
Ils se répartissent eux aussi le long de plan galactique. Le centre
de masse proprement dit de la Galaxie se trouve au centre de la zone brillante
Sgr A, et a été baptisé Sgr A*. Les déplacements
du gaz et des étoiles qui l'environnement ont permis d'y déduire
la présence d'une masse concentrée dans un espace inférieur
aux dimensions du Système solaire. Depuis 2004, grâce aux
études menées à l'aide du réseau de radiotélescoipes
VLBI, les dimensions de l'objet se sont trouvées réduites
à un espace inférieur à celui circonscrit par l'orbite
de Mercure .
Le candidat le plus communément cité est un trou
noir géant de 4 millions de masses solaires.
D'autres
objets énigmatiques existent dans le secteur... Des observations
à l'aide de ballons-sondes au milieu des années 1970 avait
révélé l'existence d'un rayonnement gamma diffus de
basse énergie en provenance des régions centrales de la Voie
lactée. Jusqu'à présent, ce rayonnement, apparemment
issu d'une sorte de brouillard, et dont l'origine exacte était mal
comprise, semblait pouvoir s'expliquer par une émission des atomes
dilués dans le milieu interstellaire. Mais
les nouvelles études, menées pendant l'automne 2003 par François
Lebrun (CEA Saclay) et son équipe à l'aide du satellite gamma
Integral, montrer que le rayonnement en question provient plutôt
d'un essaim sources discrètes. 91 ont été répertoriées,
la moitié environ (responsables des neuf dixièmes de l'énergie
impliquée) ont des caractéristiques inconnues. Selon certaines
hypothèses, il s'agirait de systèmes binaires
immergés dans un épais cocon de gaz
et de poussières et dans lesquels l'une des
composantes serait un trou noir ou une étoile
à neutrons; selon d'autres, on aurait affaire à des rémanents
de supernovae dont le rayonnement serait activé
par des pulsars proches.
Gros
plan sur Sgr A et l'arc voisin. (Credit: NRAO/VLA;
F.Zadeh et al.)
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Le Centre galactique abrite également
deux des plus riches amas ouverts de la Voie lactée
(observés ci-dessous dans l'infrarouge par le HST). Chacun a une
masse de l'ordre de 10 000 fois celle du Soleil. L'un et l'autre seront
rapidement disloqués par les effets de marées.
L'Amas des Arches, situé
à quelques dizaines d'années-lumière du centre de
la Voie lactée (et à 26 000 années-lumière
de nous), est un amas ouvert très compact. Pas moins de 300 000
étoiles y seraient concentrées dans un volume de moins de
4 années-lumière de diamètre. Il contient au moins
150 étoiles parmi les plus brillantes de la Galaxie.
L'Amas du Quintuplet se situe à
moins de cent années-lumière du centre galactique. Un peu
plus dispersé que son voisin l'Amas des Arches, il doit être
vieux d'environ quatre millions d'années. On y trouve l'étoile
l'une des étoiles les plus brillantes de la Galaxie (peut-être
s'agit-il en réalité d'un groupe très compactes d'étoiles
massives) : l'étoile du Pistolet.
Amas des Arches
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Amas du Quintuplet |
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En
bibliothèque - Sylvie Rouat,
Silence
dans le Sagittaire, éd. Jacques Bertoin,1993 (l'aventure de
l'astronomie gamma aux prises avec les secrets du centre galactique). |
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