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Canonique,
nom donné à la partie logique du
système d'Epicure ( Epicurisme),
qui, lui-même, en avait écrit les principes dans un livre
intitulé Canon. La Canonique est le fondement de la Physique
d'Épicure, laquelle, à son tour, sert de base à sa
Morale.
Destinée à donner aux humains le moyen de discerner le vrai
du faux, elle enseigne que toute évidence réside dans les
sensations,
comme en physique toute réalité réside dans les corps.
C'est des sensations que l'évidence se transmet aux anticipations
ou prolepses, qui sont la représentation
collective d'un grand nombre de phénomènes
antérieurement perçus, l'empreinte que laisse de soi la sensation
plusieurs fois répétée; ce qui correspondrait aux
notions générales formées par abstraction,
si ces dernières ne comportaient une extension illimitée
qu'on ne trouve pas dans la prolepse d'Epicure. Ainsi, celle-ci ne consistant
que dans la sensation réitérée, et n'ayant, à
ce titre, d'autre évidence que celle
de la sensation, la Canonique est, en somme, une logique toute matérialiste,
parfaitement en rapport avec la physique des atomes et la morale du plaisir.
(B-E).
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En
bibliothèque - Sextus
Empiricus, Adversus Mathematicos; Diogène Laërce,
Vie
d'Épicure; les écrits de Gassendi sur Epicure (de
Vita moribus, et doctrina Epicuri; Animadversiones in decimum
librum Diogenis Laertii; Syntaqma philosophiae Epicuri); Ritter,
Histoire de la philosophie ancienne, 1.X, ch. II; F.
Ravaisson, Essai sur la Métaphysique d'Aristote, 4e partie,
I. I, ch. II. |
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