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Calendriers
de l'Antiquité
Calendriers des
Grecs.
La plupart des peuples de la Grèce
avaient des calendriers particuliers,
mais celui des Athéniens
(calendrier attique) est le seul sur lequel on possède des renseignements
assez complets. Les Athéniens se servirent d'abord d'une année
lunaire de 354 jours, divisée en 12 mois,
les uns caves et les autres pleins, et ainsi nommés :
Premier, hécatombéon;
deuxième, métagitnion; troisième, boédromion;
quatrième, pyanepsion; cinquième, mémactérion;
sixième, posidéon; septième, gamélion; huitième,
anthestérion; neuvième, élaphébolion; dixième,
munychion; onzième, thargélion: douzième, skirophorion.
Le mois d'hécatombéon, ou premier
mois
de l'année attique, coïncidait à
peu près avec notre mois de juillet. Plus tard, quand on se fut
aperçu que l'année lunaire rétrogradait sur le retour
périodique des saisons ,
on consulta l'oracle ,
qui ordonna de régler les mois sur la Lune
et l'année sur le Soleil ,
ce qui voulait dire d'intercaler le nombre de jours
nécessaire pour que la durée de l'année fût
plus en rapport avec la révolution
annuelle du Soleil. On adopta donc l'intercalation d'un mois de
30 jours, mois qui fut appelé second posidéon, et
pour la rendre aussi exacte que possible, on arrêta qu'elle aurait
lieu trois fois en huit ans.
En effet, huit années de 354 jours,
avec trois mois intercalés de 30 jours, sont égales à
huit années de 365 jours 1/4 ou 2922 jours. Par ce procédé,
on ramena le premier jour, le premier mois et la première année
de chaque olympiade vers la nouvelle lune qui suivait le solstice
d'été. L'année
interpolée se nommait triétéride, et la période
de huit ans octaétéride. Il est à remarquer
que l'année athénienne ne fut définitivement réglée
de cette manière que 130 ans
avant notre ère. Ce fut alors aussi que l'année commença
régulièrement par hécatombéon : elle commençait
précédemment par gamélion.
Calendrier macédonien.
L'année macédonienne commençait
à l'automne et son premier mois
correspondait partie à octobre, partie novembre. Elle se subdivisait
en 12 mois d'origine lunaire, dont nous avons conservé les noms
:
Premier, dios; deuxième,
apelléos; troisième, audinéos; quatrième, péritios;
cinquième, dystros; sixième, xanthicos; septième,
artémisios; huitième, dœsios; neuvième, panémos;
dixième, loos; onzième, gorpiéos; douzième,
hyperbérétéos.
Après les conquêtes d'Alexandre,
les noms des mois macédoniens furent imposés à la
Syrie et aux villes grecques de l'Asie, mais on ne sait pas au juste quel
effet produisit la même influence sur la division du calendrier employé
jusqu'alors par les localités. Les Ptolémées,
en Egypte ;,
se servirent aussi du calendrier égyptien
comme le prouve la célèbre inscription de Rosette ,
qui est datée du 18 méchyr égyptien concourrant avec
le 4 xanthicos macédonien.
Calendrier romain.
Comme pour les peuples italiotes, l'année
romaine
était lunaire, de 304 jours; Numa, selon
la légende, devait choisir une période de 355 jours, plus
longue d'une unité que la véritable année lunaire
et proposer encore des intercalations pour la mettre en rapport avec l'année
solaire : les mois ordinaires étaient alors de 29 ou 31 jours. Puis,
avec Jules César, l'année fut de
365 jours (calendrier julien) et le nom de juillet (julius) fut donné
en son honneur à l'ancien Quintilis mensis; plus tard, Auguste
devait substituer son nom à celui de sextilis, qui devint augustus
(août). L'année commençait le 1er
mars, jour des cadeaux, étrennes et visites, et possédait
de nombreux jours fériés pendant lesquels les esclaves continuaient
le commerce et les affaires.
Le mois était divisé en trois
périodes à partir de trois fêtes : les calendes (calendi),
les nones (nona) et les ides (idus); les dates étaient comptées
en rétrogradant à partir de ces fêtes, de sorte que
le jour des calendes servait à désigner les derniers jours
du mois précédent : ainsi le quatrième avant les calendes
de septembre figure le 29 août, et l'usage était d'user de
l'expression ante diem quartum kalendas septembres au lieu de quarto
die ante kalendas. Quant au jour des nones, il se trouvait 9 jours
avant les ides, elles-mêmes vers le milieu du mois.
Calendriers
médiévaux au modernes
Le calendrier
romain
réformé par Jules César (calendrier
julien) continua à être en usage pendant tout le Moyen âge .
Les chrétiens
ne changèrent ni les noms des mois, ni leur division, ni les noms
des jours, et les barbares adoptèrent plus tard, avec la religion,
le calendrier des vaincus. L'emploi de l'ère
chrétienne, dont l'usage se propagea dans l'ouest de l'Europe
à partir du VIIe
siècle, n'entraîna pas non plus la modification
du calendrier; on se borna à changer le point de départ de
l'année; les uns la firent commencer à la Noël ,
d'autres à l'Annoncialion ,
d'autres encore à diverses autres époques. Cependant, tandis
que le calendrier romain avait pour base le cours du Soleil ,
la plupart des fêtes ecclésiastiques étaient au contraire
déterminées par le cours de la Lune .
C'était une tradition provenant de la religion juive
et sanctionnée par les conciles .
La célébration de la Pâque
avait été fixée par le concile de Nicée
(325) au dimanche qui suit la première
pleine lune postérieure à l'équinoxe
du printemps (fixé alors au 21 mars);
et toutes les autres fêtes mobiles se réglaient sur la date
de Pâque. Pour dresser le calendrier liturgique il fallait donc trouver
une concordance entre l'année solaire et
l'année lunaire; ce fut à quoi s'appliquèrent les
computistes du Moyen âge.
Concurremment avec l'usage de diviser le
mois à la Romaine
en kalendes, nones et ides, on vit apparaître, dès l'époque
barbare, l'habitude de compter les jours du mois à partir du premier
jour du mois, comme nous le faisons aujourd'hui. Plus tard, et particulièrement
dans les pays du Midi, on divisa le mois en deux quinzaines, et l'on indiquait
les quantièmes du mois entrant (intrante mense) du 1er
au 15 et du mois finissant (excunte mense) à partir du 15.
L'usage romain persista longtemps néanmoins dans les calendriers
dressés par les savants, mais dans l'usage habituel prévalut
de plus en plus l'emploi d'un calendrier liturgique où l'on remplaçait
les anciennes dénominations païennes des mois et des quantièmes
par les dates déterminées par les fêtes ecclésiastiques,
l'êtes des saints
ou autres. Les noms mêmes des jours furent délaissés
et l'on compta par féries. La première férie correspondait
au dimanche, la deuxième au lundi et ainsi de suite jusqu'au samedi
qui était la septième férie. Pour déterminer
une date, on disait par exemple la cinquième férie après
l'Epiphanie ,
ce qui équivalait à dire : le jeudi après le 6 janvier.
C'est ainsi que sont datées la plupart des chartes du Moyen âge .
Pour ramener ces dates à notre manière de déterminer
le temps, il faut nécessairement se familiariser avec l'histoire
de l'année liturgique.
Les fêtes, et particulièrement
les fêtes des saints ,
ont été la base du calendrier
populaire et ont servi de moyen mnémotechnique pour régler
une foule de devoirs et d'intérêts et surtout pour diriger
l'économie agricole. Une foule d'expressions ou de proverbes en
témoignent encore. Sans prétendre les énumérer,
nous rappellerons : les Saints de glace (SS. Mamert, Pancrace et Gervais,
11, 12 et 13 mai) qui indiquent l'abaissement de température qui,
paraît-il, se produit habituellement (dans certaines régions)
vers cette époque; l'influence attribuée à saint Médard
(7 juin), à saint Gervais (19 juin) et à quelques autres
sur les pluies du solstice, l'été
de Saint-Martin (11 novembre), etc. Quant aux proverbes en voici quelques-uns
des plus populaires :
A la Saint-Thomas (21 décembre)
les jours au plus bas; à la Saint-Georges (23 avril) sème
ton orge; à Saint-Barnabé (11 juin) la faux au pré;
à la Madeleine (22 juillet) la noix est pleine; à la Saint-Laurent
(10 août) on fouille dedans, etc.
Aujourd'hui on a quelque peine à se
figurer quelle était au Moyen âge
l'incertitude de la chronologie et la difficulté de dater. Les clercs
avaient des calendriers en tête
des bréviaires et des missels, ils donnaient aux fidèles
l'indication du temps ou du moins les éléments nécessaires
pour l'acquérir par une pancarte suspendue au cierge pascal. Mais
cela même était insuffisant et pouvait induire en erreur.
On cherchait à y remédier par des espèces de calendriers
populaires, par des tables de recettes, par des procédés
mnémoniques plus bizarres les uns que les autres, qui devaient servir
à calculer le temps; c'était souvent des espèces de
poèmes; par exemple la Table aux bergiers, chanson commençant
par les mots : Aimez-moi, bergeronnette, dont on devait appliquer
les syllabes sur un cadre formé des dates de la Lune
et des lettres dominicales. On trouve dans quelques collections des calendriers
populaires grossièrement sculptés sur des bâtons, ou
formés de planchettes gravées par des paysans; ils indiquent
d'ordinaire pour chaque mois la proportion du jour et de la nuit, les jours
de la semaine, les quantièmes, les fêtes chômées
de l'année et celles des principaux saints
désignés par de grossiers symboles. La plupart de ces petits
monuments proviennent des pays scandinaves et les indications y sont tracées
en caractères runiques; malgré leur caractère archaïque,
ils ne paraissent pas remonter à une époque très reculée.
Nous donnons ci-dessous la reproduction de deux pages de l'un des plus
curieux et des plus anciens de ces calendriers populaires portatifs. Il
remonte au XIVe
siècle et est composé de tablettes de bois assemblées
en volume. Il donne, avec le cadran de la lettre dominicale et du nombre
d'or, l'indication des jours de l'année, la représentation
des principaux saints, et beaucoup d'autres renseignements. Ce très
curieux objet a été acquis en 1882
par le département des manuscrits de la Bibliothèque nationale.
-
Calendrier
scandinave du XIVe siècle.
Calendrier grégorien.
Dès le Moyen âge
un grand nombre de computistes proclamèrent la nécessité
d'une réforme du calendrier en usage (calendrier julien) et indiquèrent
des moyens pour y parvenir. On a dit également comment la réforme
aboutit en 1582 sous le pontificat
du pape Grégoire XIII et comment
le calendrier grégorien a prévalu peu à peu dans tous
les pays de l'occident de l'Europe .
L'année grégorienne, ainsi
nommée en l'honneur du pape Grégoire
XIII qui réforma l'année julienne, est là plus
employée aujourd'hui en raison de son exactitude. L'heureuse correction
de Jules César supposait l'année
de 365 j. 1/4 ou 365, 25 j, tandis qu'elle est de 365, 2422 j. L'année
julienne était donc trop longue de 365,25 - 365, 2422 = 0, 0078
j, ce qui donne en 400 ans 3,12 j, en nombre rond 3 jours. Pour donner
à l'année sa vraie valeur, Grégoire XIII, aidé
du savant calabrais Lilio, ordonna que toutes
les années de siècles non divisibles par 4 ne seraient pas
bissextiles. De plus, comme on avait déjà compté 40
jours de trop, le pape Grégoire XIII décréta que le
lendemain du 4 octobre 1582 s'appellerait
le 15 octobre. Cette réforme, dite grégorienne, fut acceptée
sans discussion par les pays catholiques .
Les pays protestants
d'Allemagne
s'y rallièrent en 1600, l'Angleterre
en 1752. L'adoption de cette mesure
par la Pologne ,
en 1586, suscita une émeute
à Riga.
Les Russes ,
les Grecs
et les chrétiens d'Orient ont conservé le calendrier julien
ou le vieux style et leurs dates sont en retard de 12 jours sur les dates
du calendrier grégorien (aux dix jours existant en 1582
se sont ajoutés deux jours pour les années 1700
et 1800 qu'ils ont comptées
bissextiles), de telle sorte que le 25 janvier grégorien correspond
au 13 janvier julien, ce que l'on écrit ainsi 13/25 janvier.
Calendrier ecclésiastique.
Tertullien
(De corona militis) parle déjà des fastes de l'Eglise ,
expression qui implique l'idée d'une répartition officielle
de l'année, adaptée au culte des chrétiens. Mais cette
répartition ne paraît avoir déterminé que plus
tard la formation d'un calendrier général propre aux églises.
Cette formation commença de deux manières :
1° par des listes (feralia)
comprenant seulement les jours fériés, avec ou sans indication
de la date du mois;
2° par des remaniements des calendriers
en usage dans chaque pays.
Suivant ce dernier procédé a
été composé un document du temps de Constance
Il, faisant partie d'une collection de pièces chronographiques
écrite par le calligraphe Furius Dionysius Philocalus, désignée
communément sous le nom de Chronographe de 354. Ce document
parait être un calendrier officiel
de l'empire romain ,
tel qu'il était après que le paganisme eut cessé d'être
la religion de l'Etat et avant que le christianisme
l'eut remplacé à ce titre. Il contient les notes astronomiques
et astrologiques du calendrier romain; les jours attribués au culte
des dieux y figurent encore, mais seulement comme jours fériés
et sans caractère religieux; les jeux ont gardé leur place
et, à côté de la semaine romaine de huit jours, des
lettres dominicales indiquent la semaine chrétienne de sept jours;
aucun des jours saints
des chrétiens n'y est spécifié. Le Laterculus, composé
par Ptolomeus Silvius, dédié à Eucher, évêque
de Lyon ,
et daté de 448 (édité
par les Bollandistes, Acta sanctorum, 7 janvier) est pareillement
un calendrier romain adapté aux usages des chrétiens. A part
quelques vestiges des anciennes fêtes, tout ce qui pouvait rappeler
la religion païenne y est effacé. On y trouve, avec les natales
des empereurs, les anniversaires de
saint Laurent, saint Hippolyte, saint Etienne et saint Tite; la déposition
de saint Pierre et saint Paul (22 février), la passion
de Jésus-Christ (25 mars), sa résurrection
(27 mars) et le Natalis Domini corporalis (25 décembre). - Le plus
ancien spécimen d'un calendrier exclusivement chrétien est
un fragment d'un calendrier gothique qu'on suppose avoir été
composé en Thrace ,
au IVe siècle.
Ce fragment, qui a été publié par A. Mai (Scriptorum
veterum nova collectio), donne seulement trente-huit jours, du 23 octobre
au 30 novembre; il assigne la fête de sept saints, deux du Nouveau
Testament ,
trois de l'église universelle, deux saints locaux (Goths).
Le plus ancien calendrier
abrégé est celui qui a été publié par
le P. Boucher (Doctrina temporum; Anvers ,
1634).
C'est un feriale de l'église de Rome, datant du milieu du IVe
siècle; il comprend la liste de douze papes, de Lucius
à Julius, prédécesseur de Libère (liste inexacte)
et l'indication des noms et des jours de vingt-deux martyrs, tous romains.
La fête de la Nativité
est placée au 25 décembre, celle de la Cathedra Petri au
22 février. - Un calendrier de l'église de Carthage ,
découvert par Mabillon, a été inséré
dans les Acta primorum martyrum sincera et selecta (Paris, 1689,
in-4) par Ruinart, qui le rapporte au Ve
siècle; il commence par ces mots : Hic continentur
dies natalitiorum martyrum et depositiones episcoporum quos ecclesiae Carthaginis
anniversarie celebrant. - Comme chaque église avait ses évêques
et ses martyrs propres, elle avait besoin d'un calendrier spécial.
Il appartenait à l'évêque de veiller à ce qu'il
fût convenablement dressé. C'est pourquoi Cyprien
exhorte son clergé à lui faire connaître les jours
où les martyrs sont morts : ut celebrentur à nobis oblationes
et sacriftcia ob commemorationem eorum. Sozomène
(Hist. ecclés.) dit que chaque église, si petite qu'elle
fût, avait son calendrier et ses fêtes propres. Cela explique
pourquoi ces calendriers locaux mentionnent si peu de martyrs; mais la
brièveté de leurs listes et les conditions dans lesquelles
elles étaient formées donnent aux renseignements qu'elles
contiennent une valeur beaucoup plus grande qu'à ceux qui sont compilés
dans les collections d'actes de martyrs.
Calendrier de
l'ordre du Temple.
Les templiers
avaient adopté un calendrier lunaire analogue au Calendrier
des Juifs, et faisaient remonter l'ère
à la fondation de leur ordre. Leur année lunaire commençait
à la lune de Pâques
et se composait de 12 mois dans les années
ordinaires et de 13 avec le mois intercalaire. C'étaient nisan,
tab,sivan, tammus, aab, elul, tischri, marschevan, cisleu, tebeth, schebet,
andar et veadar, mois intercalaire. Lorsqu'on prétendit
faire revivre l'ordre du Temple, en 1810,
le procès-verbal de l'assemblée qui se tint à cette
occasion, le 18 mai, fut daté de cette manière.
Calendrier des
peuples scandinaves.
Le temps des anciens peuples du Nord était
très exactement réglé sur les phases
de la Lune ,
dont on observait le mouvement avec soin; la nouvelle lune était
célébrée par des fêtes et sacrifices .
Chaque jour de la semaine était placé
sous les auspices d'une divinité à l'adoration de laquelle
se pliaient les us et coutumes correspondants; une des principales fêtes
était celle du dieu Odin .
Calendrier républicain.
Le 22 septembre de l'année 1792,
jour de la proclamation de la République, le Soleil arrivait
à l'équinoxe vrai d'automne,
et c'est beaucoup moins pour corriger les défauts du calendrier
grégorien, que pour marquer davantage l'ère
nouvelle dans laquelle allait entrer la France ,
que Romme se fit le principal instigateur d'une
réforme dans le calendrier, réforme adoptée par la
Convention le 5 octobre 1793. L'année
républicaine commence à minuit, avec le jour civil où
tombe l'équinoxe vrai d'automne pour Paris ;
employé pendant treize ans, jusqu'au 1er
janvier 1806, ce calendrier comporte
12 mois de 30 jours nommés vendémiaire, brumaire, frimaire,
nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal,
prairial, messidor, thermidor, fructidor et 5 ou 6 jours épagomènes
ou surajoutés, nommés aussi sans-culotides. Chaque mois a
trois décades où les dix jours sont nommés primidi,
duedi, tridi, quartidi, quintidi, septidi, septidi, octidi, nonidi, décadi;
tous ces noms sont dus au poète Fabre
d'Eglantine.
Le principal inconvénient de ce
calendrier est d'exiger un calcul astronomique précis pour fixer
le commencement de l'année; au reste, Napoléon
était décidé à sacrifier ce calendrier national
à la cour de Rome : quelques modifications préparèrent
l'opinion, et la commission du Sénat (rapporteur Laplace)
fit ratifier sans discussion le projet du gouvernement impérial
de reprendre le calendrier grégorien (22 fructidor an XIII - 9 septembre
1805),
qui fut officiellement rétabli le 1er
janvier 1806.
(E.-H.
Vollet.). |