Vidal-Lablache
ca.
1910 |
Le
noyau de la région improprement nommée Péninsule des
Balkans est un vaste massif de roches cristallines, percé d'éruptions
volcaniques, qui comprend la Strandja et le Rhodope, s'étend, plus
ou moins morcelé, jusqu'au Char-Dagh et au Kopaonik, et paraît
encore par lambeaux dans l'Archipel. Des chaînes de plissements récents
se sont appliquées à sa bordure extérieure : à
l'ouest, un faisceau de chaînes crayeuses parallèle à
l'Adriatique; au nord, les Balkans. Du Timok au cap Eminé, ceux-ci
barrent la route de l'Archipel et déterminent une séparation
de climat. Mais on ne peut les regarder comme le trait géographique
dominant : les principales sommités sont ailleurs : Rila, Olympe,
Liubatrin; ailleurs aussi les centres de rayonnement fluvial : Isker, Maritsa,
Strouma autour de la Rila, Morava, Vardar, près du Char-Dagh.
Carte
physique des Balkans.
Dans la lacune qui
sépare les Balkans des chaînes crayeuses de l'ouest, s'ouvre
une zone de dépressions qui trace la route entre le Danube et l'Archipel.
La vallée de la Morava, large et basse, mène, par la Nichava
et le bassin de Sofia ,
à la plaine de Thrace ;
par l'Ibar et le Vardar à Salonique. Mais dans le sens transversal
les communications sont plus difficiles. A travers les chaînes fissurées
où les eaux s'engouffrent, les rivières n'ont pu ouvrir que
de rares brèches qui, suivant les temps, ont servi aux armes de
Rome, aux expéditions des Turcs
et au commerce de Raguse [= Dubrovnik].
(V.-L.).
Empire
ottoman. |
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Ethnographie |
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