Vidal-Lablache
ca.
1910 |
Paris
est situé au centre d'une cuvette vers laquelle s'incline une série
de plateaux concentriques, qui plongent les uns au-dessous des autres,
mais dont le niveau va s'élevant de plus en plus vers l'Est. Ils
correspondent à des formations géologiques diverses, alternativement
composées de couches dures qui ont résisté à
l'érosion, et de couches tendres qu'elle a plus ou moins déblayées.
Plus le contraste dans la consistance des formations est marqué,
plus se dessinent les lignes de relief. C'est ainsi que les formations
tertiaires de la falaise de l'Ile-de-France
dominent les craies tendres de la Champagne ,
que les roches coralliennes des côtes de Meuse surplombent les terrains
argileux de la Woëvre, et que, dans les côtes de Moselle, les
calcaires de l'oolithe inférieure sélèvent audessus
des marnes du lias.
Carte
de la frontière du Nord-Est de la France.

Ces hauteurs forment
autant de circonvallations dont la stratégie a souvent tiré
parti, et d'après lesquelles a été établi le
système de défense. La carte l'indique sommairement : il
faudrait une carte à plus grande échelle pour montrer l'influence
de ces lignes de relief sur la population; on y verrait, le long des pentes
orientées vers l'Est, croître le nombre de centres habités,
grâce à la fréquence des niveaux de sources et à
la variété des cultures. Du moins a-t-on essayé d'y
rendre sensible la disposition par zones des régions forestières
et des régions non boisées : ces zones correspondent à
des variétés dans la composition du sol. (V.-L.).
Trouée
de Belfort.
Cliquez
sur les cartes pour les agrandir.
|
|