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| Vidal-Lablache | ||
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Vidal-Lablache ca. 1910 |
Le Grand Océan
(175 millions de kilomètres carrés) couvre plus du tiers
du globe. La France Il s'étend comme un bassin largement ouvert vers la mer antarctique, presque séparé des mers arctiques par un détroit dont la profondeur moyenne ne dépasse pas 50 mètres. Dans sa plus grande largeur (entre 5° et 10° de lat. nord), il occupe près de la moitié de la circonférence terrestre; et cette ceinture marine, qu'un isthme de 75 kilomètres seulement sépare de l'Atlantique, se prolonge vers l'Ouest, par les mers de l'Insulinde, sur un socle bouleversé contre lequel l'océan Indien appuie, de son côté, ses principales profondeurs. Son littoral, d'une régularité
grandiose, est dessiné, vers l'Est, par une ligne alternativement
concave et convexe qui longe le bourrelet de la Cordillère américaine.
Les rares articulations qu'il y découpe sont de larges baies (Pérou,
Panama), ou des sillons longitudinaux entaillés dans les plis parallèles
des chaînes (Californie
Les explorations américaines, anglaises, allemandes du Tuscarora, du Challenger, de la Gazelle (1873-1876) ont inauguré au Nord et à l'Ouest du Grand Océan des recherches qui, depuis, se sont étendues de l'Est à l'Ouest. Dans son ensemble, le fond paraît s'incliner du S.-E. au N.-O. Cependant de récents sondages accusent des profondeurs considérables au sud du golfe du Pérou, à la torsion du continent et de la Cordillère des Andes. Mais c'est au bord extérieur de la corniche insulaire du N.-O. (Aléoutiennes, Kouriles), ou au croisement des lignes d'archipels (Mariannes et Carolines) et à l'est des îles Tonga que se trouvent les plus grands abîmes du monde des mers. ![]() En attendant le percement d'un des isthmes américains, la vie se porte surtout vers l'Ouest et le Nord. Dans ce bassin universel se rencontrent Européens, Américains et Chinois, l'Orient et l'Occident du globe. (V.-L.). |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.