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Les
arts
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| Le tatouage par
incorporation au derme de matières colorantes - tatouage au sens
propre - n'est évidemment pas applicable chez les peuples à
téguments foncés. De là l'invention des procédés
énumérés ci-dessus qui sont des mutilations véritables.
A l'aide de petites scarifications, dans certaines populations africaines,
on se couvre le visage ou le corps de mouchetures, de petites plaies rondes,
en nombre et en arrangements différents, comme celles dont les femmes
Sérères s'ornent le ventre. On se fait aussi des incisions
étendues, en écartant les bords de la plaie, de façon
que la cicatrisation laisse sur les téguments des plaques blanches
ou décolorées. On porte de la sorte, sur la figure notamment,
des balafres distinctives, chaque peuple les faisant en une place, suivant
une direction et une longueur déterminées toujours les mêmes.
Le procédé par ulcération
ou brûlure est peut-être plus répandu, quoique souvent
très douloureux. Il consiste à irriter les incisions à
l'aide de sucs caustiques ou à faire des brûlures par l'application
de charbons, de feuilles dont on enflamme les nervures qui s'impriment
ainsi dans la peau, ou encore à tordre avec une aiguille la peau
découpée. Il se forme par ces moyens des bourgeonnements,
des excroissances charnues, de formes différentes, en larges bourrelets,
en champignons blanchâtres, en folioles aiguës. Au Congo Chez les Tchoukches, Nordenskjold a observé le tatouage sous-épidermique signalé auparavant chez les Inuit. Il s'opère en passant entre l'épiderme et le derme des aiguilles armées d'un fil enduit de graisse mêlée de suie de lampe. Il ne s'applique évidemment chez ces populations boréales que sur les parties qu'on peut voir, le visage, les mains, les pieds. (Zaborowski).. |
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© Serge Jodra, 2004 - 2006. - Reproduction interdite.