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Les
arts
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| Nature
morte. - L'expression de nature morte, pour désigner les tableaux
qui représentent, soit des objets inertes, soit des fleurs,
des fruits ou des animaux morts (gibier, poissons),
n'a été usités qu'à partir du XIXe
siècle, et Diderot ne l'a pas connue.
Avec raison, Théophile Gautier
et W. Bürger (Thoré) l'ont vivement critiquée; il est
bien évident que les fleurs ne sont pas de la nature morte et que
même il n'y a pas, à proprement parler, de nature morte.
Mais si le terme
est nouveau, le genre de peinture auquel
il s'applique remonte à la plus haute antiquité : les parois
des tombes thébaines
El Bodegon, par Francisco Zurbaran. En revanche, les
maîtres italiens des grandes écoles modernes n'ont pas traité
à part les objets de nature morte; ils se sont contentés,
comme Paul Véronèse, par exemple,
ou comme le Bassan, de les peindre, avec grand
soin d'ailleurs, comme accessoires de leurs grandes compositions.
Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle
que l'école italienne En Espagne
Nature morte avec une corbeille de fruits, par Paul Cézanne. |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.