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Les
arts
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| Masque Puis, le spectacle
ayant lieu en plein air devant une foule nombreuse, il était indispensable
de renforcer la voix des acteurs. Aussi avait-on soin de disposer des bandes
de métal autour de la bouche; et parfois le masque en était
partout garni intérieurement. C'était comme une sorte de
porte-voix; doit le nom qu'il prit à Rome (persona : qui
retentit). Garni de cheveux, toujours peint, soigneusement modelé
et parfois sculpté, le masque enfermait toute la tète de
l'acteur, ne laissant d'ouvertures que pour les yeux et la bouche. Exécuté
par d'habiles ouvriers à demi artistes, il produisait véritablement
l'illusion scénique, d'autant mieux que l'acteur en changeait plusieurs
fois au cours d'une représentation, suivant la situation et les
sentiments des personnages. Il existait chez les Grecs une infinie variété
de masques; les uns pour la tragédie, d'autres pour la comédie,
d'autres encore pour le drame satyrique.
Dans chacun de ces
genres on distinguait une foule de types différents : dieux ou héros,
vieillards, jeunes gens, femmes esclaves. Et chacun de ces types comprenait
plusieurs catégories, où s'accusaient le caractère,
la condition sociale ou le sentiment. Il y avait des masques orchestriques
pour les choeurs de danse, des masques de profession (marchands, soldats,
cuisiniers, pédagogues, etc.), même des physionomies historiques
consacrées par la tradition (Socrate,
etc.). La plupart de ces types sont bien connue aujourd'hui, grâce
aux nombreux masques qui sont représentés sur les monuments
figurés, bas-reliefs ou terres cuites, peintures de vases, fresques
de Pompéi A Rome, pendant longtemps,
les acteurs ne se grimèrent qu'à l'aide d'une énorme
coiffure; pourtant le Masque y était connu très anciennement,
puisqu'on l'employait dans certaines fêtes religieuses, dans les
triomphes et les cortèges des funérailles.
Au théâtre, le masque grec ne s'introduisit qu'au temps de
Térence, mais il y resta jusqu'à
la fin de l'Empire. Même il résista aux invasions des barbares.
Il se conserva dans les pantomimes italiennes, dans certaines fêtes
religieuses comme la fête des Fous, dans les tribunaux de l'Inquisition A la Renaissance,
il fut à la mode dans toute L'Europe, surtout grâce
à
la comédie italienne. On le trouve en France à la cour de
Charles VI, puis à celle des derniers Valois, comme au théâtre
de la Foire ou dans les sociétés secrètes. Enfin,
Venise |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.