|
|
|
|
Les
Arts
|
|
| Laque, sève
de deux arbres Suivant la méthode traditionnelle chinoise, le bois reçoit d'abord une couche de fiel de buffle et de grès rouge pulvérisé : ce premier fond est poli avec un brunissoir de grès, puis gommé ou ciré, et l'on étend par-dessus, avec un pinceau plat fait en cheveux, une couche de vernis, composé de 605 grammes de laque fine étendus dans 1210 grammes d'eau avec addition de 38 grammes d'huile de camellia sesanqua, d'un fiel de porc, et de 19 grammes de vinaigre de riz. Quand le bois ainsi préparé est resté quelque temps dans un séchoir humide, on le plane à l'eau avec un schiste d'un grain très fin; on donne une deuxième couche de laque, puis un deuxième poli, et ces deux opérations se succèdent jusqu'à ce que la surface soit parfaitement unie et brillante. Il n'y a jamais moins de 3 couches, ni plus de 18. L'artiste qui veut orner de dessins
cette surface polie fait d'abord une esquisse avec un pinceau blanchi d'un
peu de céruse : s'il est satisfait de son croquis, il le burine,
et trace les mille petits détails du sujet, puis il le peint avec
la laque du Kouang-si camphrée, qui sert de mordant, et enfin il
dore au tampon et au pinceau. On obtient des reliefs avec une ou deux couches
de hoa-kinn-tsi, et l'on enjolive ces miniatures
dorées avec la laque du Fo-Kien. Les laques de Sou-tchou et de Nan-King
sont remarquables par la pureté et l'éclat du vernis, la
finesse merveilleuse du décor, et la correction du travail d'ébénisterie.
La fabrication des meubles en laque est encore supérieure dans le
Japon Ce fut vers 1675 que les missionnaires
apportèrent en France |
|
© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.