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Gouache,
autrefois Guazze (de l'italien guazzo, flaque d'eau), sorte
de peinture en détrempe dans laquelle on emploie des couleurs broyées
et délayées à l'eau gommée. Elle diffère
de l'aquarelle en ce que les couleurs sont
en pâte et se posent par couches successives comme dans la peinture
à l'huile. Très propre à peindre le paysage d'après
nature, elle sert aussi à faire des esquisses pour de grandes compositions.
On l'emploie pour les décorations de théâtre, pour
celles des fêtes publiques, pour des perspectives. ette manière
de peindre, prompte et expéditive, a de l'éclat. Il ne faut
pas oublier, en la pratiquant, que les couleurs sèchent promptement,
qu'il est impossible de les fondre autant qu'on pourrait le souhaiter,
et que les retouches sont à peu près impossibles. En
1839, à l'Exposition de peinture de Paris, on vit des essais de
gouache vernie, qui a pour but de remédier à cet inconvénient.
C'est la gouache que les moines du Moyen
âge employèrent pour orner les manuscrits de sujets empruntés
à la Bible .
Parmi les peintres modernes qui excellèrent dans ce genre de peinture,
on remarque : le Corrége, dont le Musée
du Louvre possède deux beaux tableaux allégoriques (la
Vertu victorieuse des Vices,et
l'Homme sensuel attaché au
Plaisir par l'Habitude); J.-G. Bawr, de Strasbourg, habile dans le
paysage, la perspective et l'architecture, et dont le même Musée
renferme une Cavalcade du pape et une Marche du Grand-Seigneur;
Baudoin, gendre de Boucher, et auteur d'une suite de tableaux dans le genre
libre et familier, entre autres le Coucher de la mariée;
Noël, dont on a des marines très estimées. Les Persans,
les Chinois et les Indiens ont parfaitement réussi dans la gouache
: on voit à la Bibliothèque nationale de Paris une série
de portraits en pied et beaucoup de sujets familiers, dessinés et
peints avec une grande finesse. (B.). |
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