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Les
arts
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| Gemme. -
Les gemmes Daubenton tenta d'établir des règles basées sur les couleurs du prisme, après avoir divisé les pierres, en diamants et en pierres orientales et occidentales. Mais il faut remarquer que cette dénomination n'a rien de fixe, puisque c'est la beauté seule de la pierre, et non le pays d'origine qui fait donner aux pierres ce nom d'orientales et d'occidentales. L'émeraude d'Amérique est orientale, tandis que l'émeraude de l'Antiquité, qui provenait d'Asie, est occidentale : la seule classification scientifique admissible est celle qui dérive de la composition chimique des pierres, de leur poids spécifique, de leur dureté et de la forme de leurs cristaux. Homère
ne parle pas de gemmes. L'ouvrage le plus ancien où elles sont mentionnées
est la Bible Les Arabes ont simplifié cette classification en mettant sous le nom de yacout toute la série de pierres précieuses à base le corindon ou télésie, qui comprend le saphir bleu et blanc, le rubis, l'améthyste, l'algue marine, l'émeraude, la topaze, l'hyacinthe. Les Chinois ont adopté à peu près la même division. La pierre Yu, le jade, est la pierre fondamentale : le Pao-ché, qui semble correspondre au corindon, comprend les pierres dures transparentes, rouges, bleu foncé, bleu clair, vert clair et jaunes : en outre leurs Lapidaires mentionnent parmi les pierres précieuses possibles à identifier, la perle, le corail, la cervelle de cheval (agate), le cristal de roche, l'amethyste, l'ambre et le verre. Au Moyen âge Les gemmes, on l'a dit furent entourées d'idées symboliques dès les temps les plus reculés. Ces traditions, qui ont traversé les âges sans se perdre, doivent assurément donner l'explication de quelques bijoux, auxquels on n'a jusqu'ici attaché d'autre importance que celle de leur valeur et de leur beauté. Il est certain cependant que nombre d'entre eux n'avaient d'autre destination que d'agir magiquement, n'en resta-t-il comme exemple que le souvenir du roi Jean, fait prisonnier malgré son escarboucle (Pétrarque). II en est assurément de même de quantités de gemmes qui ornaient les monuments précieux et dont les inventaires relatent avec grand soin les propriétés merveilleuses. Dans l'Antiquité, les gemmes proprement
dites furent rarement gravées; les anciens trouvaient que les pierres
précieuses valaient assez par leur éclat seul. Au Moyen âge,
au contraire, et plus tard à l'époque de la Renaissance Au Moyen âge, les imitations de pierres précieuses, en verre, avec lesquelles on ornait les objets précieux et les vêtements, s'appelaient également gemmes, et le moine Théophile indique, dans son Livre des arts, la manière d'exécuter les gemmes qui devaient concourrir à l'ornement des verrières peintes. (F. de Mély). |
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