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Ciel
(peinture). - Le ciel est la partie d'un
tableau représentant l'espace atmosphérique, les nuages.
L'exécution de cette partie, la dimension qui lui est réservée,
ont une grande importance dans une oeuvre picturale; la diversité
infinie des aspects célestes permet d'en faire un auxiliaire puissant
pour l'harmonie d'un tableau, ou un élément de contraste
très utile. Tour à tour limpide et transparent, lumineux
et éclatant, sombre et vigoureux, l'étude du ciel est de
la plus haute importance, pour le paysagiste
surtout.
Aux origines de la
peinture
moderne, le ciel fut traité d'une manière toute conventionnelle
par les artistes byzantins et gothiques
: une teinte uniforme, jaune, blanche ou bleue, ou un fond doré,
strié de dessins quelquefois en creux, tel était le ciel
des premiers tableaux religieux. La Renaissance
remplaça cette formule par une imitation de la nature naïve
et timide d'abord, ensuite hardie et pittoresque.
Enfin l'école
des Pays-Bas, au XVIIe siècle,
marqua la perfection dans le rendu des ciels, tandis que deux artistes
français de la même époque, Poussin
et Claude Lorrain, peignaient des ciels à
jamais admirables, l'un par les belles masses de nuages, aux lignes grandioses,
inspirés par les vastes horizons de la campagne romaine, l'autre
par l'admirable distribution de la lumière, et une entente si parfaite
des valeurs les plus délicates, qu'il put souvent faire figurer
le soleil lui-même dans ses tableaux, sans que l'insuffisance d'éclat
des couleurs nuisit à l'effet lumineux
qu'il s'était proposé. (Ad. T.). |
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