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Canope (vase
funéraire égyptien). - La forme arbitrairement attribuée
au prétendu dieu Canope ,
a sans doute contribué à donner le nom de canopes aux vases
funéraires que l'on groupait par quatre auprès des momies
( Religion égyptienne )
et qui contenaient, embaumés à part, les viscères
du mort. Ces viscères étaient ainsi placés sous la
protection de quatre génies
dont les couvercles des vases reproduisent les têtes emblématiques
le vase à tête de singe représente le génie
Hapi ,
le vase à tête humaine, le génie Amset, le vase à
tête de chacal, le génie Tuaumautef, et le vase à tête
d'épervier le génie Kebhsennouf. La terre cuite, la pierre
calcaire, l'albâtre, quelquefois le bois peint forment la matière
de ces vases. Le musée du Louvre en possède des spécimens
en albâtre d'un très beau travail. (P. Pierret). |
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Canope (urne funéraire
étrusque). - Par analogie avec les canopes
de l'Égypte (ci-dessus), on désigne sous le nom de canopes
une espèce particulière d'urnes cinéraires étrusques,
qui paraît avoir été en usage au VIe
et au Ve siècle av. J.-C. dans la
nécropole de Clusium (aujourd'hui Chiusi). L'urne a la forme d'un
pot ovoïde et porte, en guise de couvercle, une tête humaine
dont le cou vient coiffer l'embouchure du récipient.
Canope
étrusque
(musée
de Florence).
Ces têtes sont intéressantes
à cause du réalisme naïf de la facture. La plupart ont
une physionomie toute personnelle et semblent avoir été exécutées
d'après un masque pris sur le cadavre. Les détails de la
coiffure, les cils, les prunelles, la barbe, tout est rendu avec une minutieuse
précision, mais d'une main un peu brutale et sans souplesse. L'urne-canope
étant censée représenter la personne du défunt
dont elle contient les cendres, l'image est souvent complétée
par deux bras tantôt grossièrement modelés sur la panse
arrondie, tantôt rapportés à l'endroit des anses et
fixés par un crochet. Les mains, tendues en avant, semblent avoir
à l'origine tenu quelque objet de toilette ou une arme.
L'urne-canope était eu terre cuite
ou en bronze. Au sommet, elle était percée d'un ou de plusieurs
trous, parce qu'on croyait qu'il fallait laisser une issue aux mânes
et leur permettre ainsi de demeurer en communion avec les vivants. L'urne
était installée sur une sorte de fauteuil en terre cuite
ou en bronze, et placée au fond d'une immense jarre, du type appelé
par les Romains dolium et désigné
par les Italiens modernes sous le nom de ziro. (J.
Martha).
Canope
étrusque.
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