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On appelle bosse,
en sculpture, un morceau en relief, figure
ou ornement, et, plus spécialement, le moulage en plâtre d'une
oeuvre, ou d'un fragment du corps humain, une plante, etc. On dit qu'un
ouvrage est exécuté en ronde-bosse, lorsqu'il possède
tous ses reliefs, qu'on peut en faire le tour, en un mot; la demi-bosse
est l'exécution en bas-relief; l'oeuvre porte sur un fond, et ne
montre qu'un seul côté de ses reliefs. Dessiner d'après
la bosse, c'est étudier d'après des moulages en plâtre,
ou d'après des statues de marbre ou de bronze. Ce genre d'étude
présente cet avantage que le modèle
étant immuable,
l'élève peut pousser son travail tout à loisir, observer
et se corriger, comparer les valeurs de lumière et d'ombre bien
plus facilement que sur un modèle vivant, qui ne peut garder l'immobilité
complète. De plus, les moulages reproduisant en général
les chefs-d'œuvre de la sculpture antique, le goût de l'élève
s'épure par leur étude, et il apprend à voir la nature
comme les Grecs l'ont comprise, avec une simplicité pleine de grandeur.
A côté de ces avantages, il
faut signaler aussi quelques inconvénients attachés à
l'étude d'après la bosse, lorsqu'elle est poussée
à l'excès. Elle habitue alors à une imitation froide
des formes de la nature, sans vigueur, sans souplesse, comme on peut le
remarquer dans certains tableaux de l'école de David, dont les figures
semblent plutôt des statues académiques que des personnages
vivants. Le clair-obscur, les jeux de lumière et d'ombre, glissant
encore sur des surates dures et polies, comme le plâtre, le marbre
ou le bronze, donnent des effets lourds et secs, absolument différents
de ceux qui sont produits sur des surfaces pénétrables, molles
et élastiques.
Ce terme s'emploie aussi dans l'orfèvrerie;
les ouvrages en bosse sont les bassins, gobelets, aiguières, flacons,
etc.; ils sont ainsi nommés à cause des nombreuses rondeurs
que présente leur forme. |
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