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| Arrière-plans | ||
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| L'architecture chinoise Parmi les monuments les plus connus on
mentionnera que la Grande Muraille Les temples sont souvent remarquables par
leur ornementation, mais ils n'ont jamais le caractère grandiose
des édifices religieux du Proche et Moyen-Orient et de l'Occident.
On emploie assez souvent le granit, pour la construction des ponts, pour
daller les routes, pour ces sortes de portes ou d'arcs de triomphe,
appelés paï-leou, en l'honneur des veuves méritantes,
des fils dévoués, etc. A l'époque impériale,
les lois qui régissaient les constructions étaient consignées
dans un petit ouvrage intitulé : le Charpentier de village,
et dans un grand recueil en 50 volumes, attribué à l'empereur
Yong-Thing.
Bois sacré et portiques du Temple du Ciel, à Pékin. |
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| L'architecture chinoise Les architectes chinois n'employèrent
guère que la brique et le bois pour leurs constructions, et les
décorèrent de revêtements en porcelaine. Ils y furent
en quelque sorte contraints par la violence des tremblements de terre,
qui nécessitaient des reconstructions fréquentes, et par
la grande humidité de l'air, qui y décompose toutes les matières,
et qui oblige d'enduire la pierre elle-même de vernis imperméables,
et de couvrir de tapis de feutre jusqu'aux degrés de marbre des
édifices. L'emploi de matériaux aisément destructibles
suffirait à expliquer pourquoi il n'y a pas en Chine Selon les annales chinoises, on vivait d'abord dans des cabanes, et il y a (seulement) vingt siècles que la brique est utilisée pour construire des habitations et que la maison est telle qu'elle existe aujourd'hui; c'est-à-dire que la maison chinoise se compose de quatre murs, d'une porte et d'un toit. Dans le rectangle formé par les quatre murs, à l'aide de cloisons on créa (fig. 1) en a, une cour (tin), en b, un salon (tan), en c, une chambre à coucher (che). Les murs, à l'origine, n'étaient percés d'aucune fenêtre; les pièces étaient éclairées seulement par des ouvertures pratiquées sur le toit : ces ouvertures ne portaient pas de châssis, de sorte que la pluie et la neige pénétraient en même temps que le jour dans la maison. La cour, a, était ornée de devises de fleurs et d'arbustes; et la première pièce qui donnait sur cette cour, le salon, b, était exhaussé de quelques marches au-dessus du sol de la cour.
1 - Plan d'une maison chinoise. a, cour; b, salon; c, chambre. Telle est dans toute sa simplicité le plan-type de la maison privée traditionnelle des Chinois; quand la famille était considérable, on ajoutait une maison à la suite de la première, et ainsi de suite jusqu'à douze, d'où l'expression chinoise pour indiquer un homme riche : Il a une maison à douze cours.Il existe un second type, qui n'est guère plus compliqué que le premier; il possède une chambre et un salon de plus, ainsi qu'une cuisine et un couloir de service (fig. 2). La décoration est fort sobre. Une cour typique est décorée avec des vases de fleurs et des bambous; sur les montants de la porte sont accrochées aux murs des tablettes sur lesquelles sont inscrites des sentences de Confucius (Chuen-Tsien). -
2 - Plan d'une maison chinoise (2e type). - a, cour; b, b, b, chambres,; c, cuisine; d, pièce pour les domestiques; e, couloir de dégagement. L'ensemble des pièces présente l'effet d'un hangar; pas de plafond, mais la charpente de la toiture est apparente, elle est peinte en noir ou en rouge, relevée de filets dorés dans les belles maisons, et elle supporte des tuiles vernissées en blanc. Le pavé est en carreaux de terre cuite rouge, ou de marbre à deux couleurs. Les colonnettes , quand il s'en trouve, sont droites et minces; elles sont ornées d'anneaux ou de clochettes. Le soubassement des pièces est garni de nattes ou de porcelaine dans une hauteur de 0,95 m à 0,98 m environ. Le genre de maison que nous venons de décrire est à une seule rangée; un troisième type de maison est dit à deux rangées : c'est le même plan que celui de celui de la fig. 2, rabattu sur le côté du couloir considéré comme charnière; enfin le troisième type possède un corps de logis double, séparé par un jardin. Les nombreux portiques
qui relient entre eux les différents corps de bâtiments ont
fait multiplier les colonnes. Ces colonnes, qui n'ont ni bases ni chapiteaux,
diminuent graduellement de bas en haut; et sont traversées à
leur partie supérieure par des solives. On n'a pas cherché
à leur donner un caractère monumental; seulement celles des
palais sont décorées avec des incrustations de cuivre, d'ivoire,
de nacre, de perles, des dorures et des peintures.
Quant aux stylobates, ils présentent une grande analogie avec ceux
du Nord de l'Inde
Pagode, à Shanghaï. La plupart des maisons
n'ont qu'un étage, mais souvent deux; ceux-ci sont séparés
par un toit, qui n'est qu'une sorte d'auvent servant de couverture aux
colonnes et au péristyle. Les dimensions des habitations étaient
réglées par les lois, conformément au rang et à
la condition du propriétaire. La charpente des planchers est toujours
visible : le pavé est ordinairement en marbres de diverses couleurs;
les murs sont garnis de nattes jusqu'à une hauteur de 1,30 m. La
façade qui regarde une rue n'a d'autre ouverture que la porte, devant
laquelle on met une natte ou un écran pour empêcher les passants
d'y regarder. Quoique le verre ait été commun, on n'a employé
généralement pour les fenêtres
que du papier de soie collé sur un léger treillis, ou des
lames fines levées sur des écailles d'huîtres. On emploie,
pour les couvertures, des tuiles demi-cylindriques, vernies de plusieurs
couleurs, qui, au Soleil Parmi les monuments les plus remarquables
de la Chine
Pont du Palais d'été. Auprès de
ces monuments qui ne sortent pas des limites ordinaires, viennent s'en
placer d'autres que l'on ne s'attendrait pas à rencontrer en Chine Mais parmi tous ces travaux publics, le
plus prodigieux c'est sans contredit celui de la Grande muraille
Tour de Porcelaine du Palais d'été, à Pékin. |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.