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Anthère
(botanique), du grec anthéros,
fleuri. - Partie supérieure de l'étamine
qui se présente ordinairement sous la forme de petites bourses ou
sacs presque toujours jaunes, et renfermant la matière fécondante
des plantes, autrement appelée le pollen.
Chaque cavité de l'anthère
porte le nom de loge. Quelquefois l'anthère
est uniloculaire, c'est-à-dire qu'elle ne comprend qu'une seule
loge, comme dans la guimauve. Dans la plupart des végétaux,
l'anthère est biloculaire. Elle est rarement formée de quatre
loges ou quadriloculaire. Ces loges forment chacune une saillie distincte,
visible à l'extérieur.
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Anthères.
- 1.Uniloculaire, alchéneille; 2. Biloculaire, giroflée;
3. Quadriloculaire, butome; 5. Adnée, hépatique; 5. Didyme,
euphorbe; 6. Bicorne, bruyère; 7. Sagittée, laurier-rose;
8. Aiguë, bourrache; 9. Sinueuse, melon; 10. Appendiculée,
pervenche; 11. En X, froment; 12. Basifixe, tulipe; 13. Apifixe, vitex;
15. Darsifixe, myrte; 15. Introrse, campanule; 16. Extrorse, renoncule. |
La déhiscence
(de dehiscere, s'ouvrir) de l'anthère est l'acte par lequel
les loges s'ouvrent pour émettre le pollen.
Elle a lieu le plus souvent par une fente longitudinale.
L'anthère présente alors
deux faces bien distinctes. Lorsque la face qui offre l'ouverture est tournée
vers l'intérieur de la fleur, l'anthère
est dite introrse; celle-ci est, au contraire, extrorse,
dans la pivoine, les magnoliers, quand ses loges semblent regarder l'extérieur
de la fleur. (G.- s.). |
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