Désignons
par r le rayon vecteur SM de la planète, par e son excentricité,
par a le demi-grand axe. Appelons v sa longitude vraie comptée à
partir de Sx, L sa longitude moyenne. w (omega) la longitude du périhélie;
v - w est l'anomalie vraie; l'anomalie moyenne est L-w; désignons
enfin par u l'anomalie excentrique PCN. Ces quantités sont liées
entre elles par les relations:
On
connaît L, w, a, e; pour calculer r et v, nous cherchons d'abord
u à l'aide de l'équation (3), que nous résolvons par
approximations successives; nous en déduisons (v-w)/2 d'après
(4), puis v, et enfin r d'après l'équation (2).
Képler
appelait anomalie de commutation l'angle formé par les rayons menés
ducentre d'égalité ou du centre du mouvement moyen d'une
planète à cette planète et à la Terre.
Les
Anciens nommaient anomalia orbis la distance d'une planète
au sommet de son épicycle, anomalia excentrici le mouvement
du centre de l'épicycle compté depuis l'apogée de
l'excentrique. Comme la Lune avait encore d'autres inégalités,
Képler appelait ces anomalies soluta, menstrua temporanea,
menstrua
perpetua; ces quantités étaient les arguments des trois
grandes inégalités de la Lune.
L'anomalie
égalée est l'angle formé au centre de l'ellipse par
le grand axe et par le rayon vecteur de la planète.
L'anomalie
complète de l'orbe est une appellation de l'anomalie vraie.
L'anomalie
de l'obliquité du zodiaque et l'anomalie
des équinoxes étaient les inégalités
admises dans ces deux éléments par l'ancienne astronomie;
on les désignait aussi sous le nom de libration
première, libration seconde et trépidation. (L. Barré).