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Les Anatidés
Canards, Oies, Cygnes, etc.
Le Anatidés sont des oiseaux de l'ordre des Anséridés. Telle qu'elle est comprise par Vigors, par G.-R. Gray et par la plupart des ornithologistes, la famille des Anatidés correspond aux Palmipèdes lamellirostres de G. Cuvier et au grand genre Anas de Linné

Les caractères des Anatidés sont tirés surtout de la forme du bec, qui est ordinairement un peu relevé ou même gibbeux à la base, déprimé et arrondi au contraire vers l'extrémité, qui est munie d'un onglet corné et garni, sur les bords des mandibules, de lamelles transversales souvent apparentes à l'extérieur; cependant on peut compléter le signalement des Anatidés en disant que chez ces oiseaux le corps est large en avant, aminci en arrière, que les ailes sont de longueur médiocre, assez étroites et parfois armées de tubercules osseux dans la région du poignet, que la queue est courte, conique on arrondie et que les pattes, rejetées dans la région postérieure du corps, se terminent par quatre doigts, dont les trois antérieurs sont reliés par une membrane, tandis que le pouce est libre et souvent rudimentaire. Enfin, chez les oiseaux de ce groupe les mandibules sont fréquemment revêtues plutôt d'une peau molle que d'une véritable corne, la langue est épaisse et charnue, le gésier très musculeux et le sternum très développé, creusé en bateau avec une carène très saillante.
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Oisaux : cygne, canards.
Un cygne et des canards.  © Elsa Soucasse, 2009.

La famille des Anatidés constitue un groupe des plus homogènes; sa subdivision intérieure présente, par conséquent, de grandes difficultés; on peut néanmoins, pour la commodité de l'étude, partager les Anatidés en six tribus d'après des caractères tirés de la forme du bec et des membranes natatoires, de la hauteur des pattes et des proportions des diverses parties du corps, de la présence ou de l'absence d'un éperon au poignet, etc. 

Ainsi les Plectroptérinés, qui se décomposent en Plectroptères, Anseranas ou Canariris et Sarkidiornis, se reconnaissant à leur taille élevée, à leurs pattes hautes et robustes, insérées presque au milieu du corps, à leur queue bien développée et légèrement tombante, à leurs ailes munies d'éperons on de tubercules et à leurs membranes digitales plus ou moins échancrées. 

Dans leur port, ces oiseaux ont quelque chose des Echassiers et se distinguent facilement des Ansérines et des Anatinés. Ceux-ci, en effet, qui comptent dans leurs rangs les Canards proprement dits, les Sarcelles, les Dendrocygnes et les Fuligules sont de taille beaucoup plus faible que les Plectroptérinés; ils ont généralement les pattes rejetées tout à fait dans la région postérieure et les membranes natatoires entières. 

Ce dernier caractère se retrouve aussi chez les Ansérinés, c.-à-d. chez les Oies, les Bernaches et les Nettapus, qui ont d'ailleurs les pattes moins courtes que les Canards, mais moins hautes que les Plectroptères et qui se distinguent par la forme de leur bec, comprimé latéralement et élevé à la base, avec l'arête de la mandibule supérieure beaucoup plus oblique que chez les Anatinés. 
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Canards.
Canards des étangs de Commelles (forêt de Chantilly).

Les Céréopsinés, qui ne comptent qu'un seul genre australien (Céropses), ont une physionomie tout à fait particulière, grâce à la brièveté de leur bec, ressemblant beaucoup à un bec de Gallinacé et recouvert presque jusqu'à la pointe par une membrane tuméfiée; ils ont d'ailleurs, comme les Plectroptérinés, les membranes interdigitales fortement échancrées, tandis que les Cygnidés (Cygnes), ont de larges membranes natatoires, un bec allongé et aplati, souvent surmonté à la base d'un tubercule plus ou moins saillant. 

Enfin, les Merginés, qui ont pour type les Harles, se reconnaissent facilement à leur corps effilé, à leurs ailes pointues, à leurs pattes ouvertes mais largement palmées, et à leur bec mince, presque cylindrique et garni de dents cornées sur le bord des mandibules.

Les Anatidés sont répandus sur toute la surface du globe, à l'exception de quelques îles de l'Océanie, et plusieurs de leurs représentants ont été réduits en domesticité depuis les temps les plus reculés. (E. Oustalet).

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