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Le genre
Agapornis
de Selby (Nat. Librar. Parrots, 1836, t. VI, p. 147) appartient
à l'ordre des Perroquets et correspond
à une partie du genre Psittacula de Brisson. Quelques auteurs, et
entre autres Finsch (Die Papageien, Il, p. 601) jugent même
inutile de séparer les Agapornis des Psittacules, quoique les premiers
de ces oiseaux aient une physionomie un peu spéciale
et soient exclusivement propres à la terre d'Afrique.
Comme les Psittacules
américaines les Agapornis sont des Perroquets de très petite
taille, à tête grosse, à corps trapu, à queue
courte, à formes ramassées. Ils portent tous une livrée
verte que relèvent généralement, au moins chez les
adultes, des teintes rouges, roses, bleues et noires distribuées
sur la face, sur la croupe et sur les pennes caudales.
Ainsi, dans l'espèce la plus connue de ce groupe, chez l'Agapornis
pullaria de Linné ,
toute la région postérieure de la tête, le corps et
les ailes sont d'un vert-pré, tandis que
le front, les joues et la gorge sont d'un rouge vif; la croupe est traversée
par une bande bleu de ciel et le pli de l'aile est marqué d'un liseré
bleu foncé, tandis que la queue, d'un beau rouge, est ornée
d'une bande noire et d'une bordure verte. Chez l'Agapornis Tarantae, la
face est également couverte d'un masque rouge-vermillon et, chez
les Agapornis roseicollis, cette même région est colorée
en rose-chair.
L'Agapornis pullaria
est largement répandue en Afrique tropicale,
elle s'avance fort loin du côté de l'intérieur et descend
au sud jusqu'en Angola; mais elle est particulièrement
commune sur la côte d'Or (entre le Ghana et le Bénin)
et dans les îles de Fernando-Po et de São
Tomé. Au contraire, l'Agapornis Tarantae Stanley, qui tire son
nom du défilé de Taranta, en Ethiopie,
habite les régions montagneuses de ce dernier pays et vit en petites
troupes sur les plateaux situés à 1600, 2000 du même
3000 mètres d'altitude. Enfin, l'Agapornis roseicollis, la dernière
espèce du groupe (l'Agapornis swinderiana de Kuhl étant une
espèce douteuse), remplace les deux formes précédentes
dans l'Afrique australe et remonte jusque dans le voisinage de l'équateur.
Ces charmants oiseaux,
que l'on garde fréquemment dans les volières à cause
de la beauté de leur plumage et de la
gaieté de leur humeur, sont désignés vulgairement
par les marchands sous le nom de Perruches
inséparables; à cause de l'attachement que le mâle
et la femelle montrent l'un pour l'autre. A l'état sauvage, ils
se nourrissent principalement de graines et de
fruits de sycomores, mais en captivité ils se contentent du même
régime que les autres Psittaciformes.
Tout à côté
du genre Agapornis se glace le petit genre Poliopsitta, créé
par Ch. L. Bonaparte pour la Perruche à tête grise de Madagascar.
Or, cette dernière espèce, dont Milne-Edwards
et Grandidier
ont fait une étude complète dans la partie ornithologique
de l'Histoire de Madagascar, présente, paraît-il, au
point de vue ostéologique, des affinités nombreuses avec
les Perruches australiennes du genre Platycerque et ne se rapproche nullement,
comme on l'admettait genéralement, des Chrysotis ou Amazones
de l'Amérique du Sud. Il est donc permis
de supposer que les Agapornis que Finsch a confondues avec les Poliopsitta,
les Psittacules proprement dites et les Psittinus sous le nom commun de
Psittacula, doivent également cesser d'occuper la place qu'on leur
assignait à la suite des Chrysotis. (E. Oustalet). |
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