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Acclimatement.
- Etat d'un organisme vivant acclimaté, résultat de l'acclimatation.
L'acclimatement indique la transformation par laquelle l'organisme, transporté
dans un milieu nouveau, se met en harmonie avec ce milieu. C'est à
tort que l'on confond les deux expressions acclimatement et acclimatation,
cette dernière supposant que l'adaptation s'accomplit, au moins
en partie, sous l'effort de l'industrie humaine.
Chaque espèce végétale
a besoin, pour effectuer sa nutrition et parcourir
toutes les phases de son évolution, depuis la germination
jusqu'à la maturation de son fruit,
d'un certain minimum de rayons solaires et de chaleur. Si cette chaleur
lui manque trop tôt, les derniers actes de la végétation
ne s'accomplissent pas. Pourtant, de nombreux faits tendent à prouver
que les végétaux supportent facilement le passage de la zone
tempérée
aux régions chaudes. Certaines plantes
que l'on fait développer et fructifier dans les serres, où
l'on crée pour elles un climat artificiel, ne tardent pas à
mourir dès qu'on cesse de les entourer des conditions extérieures
favorables. Si le maïs, le pêcher, le prunier, le cerisier,
l'oranger ( Agrumes),
le chanvre, le lin, etc., se développent dans les pays tempérés,
c'est qu'ils y trouvent des conditions et un climat analogues à
ceux des régions d'où ils sont originaires.
Un animal est
dit acclimaté quand il parvient à vivre et à se reproduire
dans un pays différent, sous le rapport du climat, de celui qu'il
habitait à l'origine. Pour arriver à ce résultat,
il suffit de faire passer graduellement, du point de départ au point
d'arrivée, l'espèce qu'on veut acclimater en modifiant peu
à peu ses conditions d'existence et en favorisant sa multiplication.
C'est ainsi qu'ont été acclimatés, en France, le lama,
la vigogne de l'Amérique, le kangourou de l'Australie, les poules
de la Cochinchine ,
etc. (NLI). |
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