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Absorption
(astronomie). - Effet de l'interposition de matière
(atomes, ions, molécules,
poussières)
entre une source lumineuse et l'observateur. La lumière reçue
est d'autant plus faible que l'absorption est importante. Cela peut-être
dû à l'éloignement de la source (beaucoup de matière
interstellaire à traverser), ou à la nature de la matière
interceptrice.
Les poussières
tendent à absorber de grandes plages de longueur
d'onde, en particulier la lumière visible, dont les petites
longueurs d'ondes (vers le bleu) sont d'ailleurs plus facilement bloquée
que les plus grandes. Si l'absorption n'est que partielle, le résultat
est un apparent rougissement de la lumière.Quant aux poussières
qui ont absorbé de l'énergie, elles la réemettent
au fur et à mesure, à des longueurs d'ondes plus importantes
encore (infrarouge). On obtient alors un rayonnement
de corps noir.
Les atomes, ions et molécules
ont un comportement plus complexe. Il s'agit d'objets microscopiques. Leur
manière d'agir doit être décrite en termes quantiques.
Ces systèmes ne peuvent absorber (et émettre) que des valeurs
bien définies d'énergie, qui dépend d'ailleur de leur
nature : une atome de sodium ne stocke pas l'énergie de la même
façon qu'un atome d'oxygène, par exemple). Le résultat
est ici une absorption sélective de la lumière à des
longueurs d'ondes bien définies, qui sur un spectre*
se traduit par la formation de raies* sombres, observables
dans la mesure où elles se détachent sur le spectre continu.
On parle de spectre en absorption pour définir un tel spectre
composite. La composante continue peut provenir de n'importe quelle source
située en arrière plan. Dans le cas des étoiles,
c'est la région profonde de leur photosphère.
La composante discrète est, pour sa part, causée par l'interposition
de gaz entre la source du fond continu et l'observateur.
Ce pourra être le gaz des couches supérieures d'une atmosphère
stellaire ( L'atmosphère
du Soleil), mais aussi un nuage de gaz interstellaire
sans rapport avec l'étoile, ou même l'air de notre atmosphère.
Dans tous les cas, les particules du gaz interposé interceptent
et absorbent plus ou moins complètement les radiations qui les traversent
à des longueurs d'ondes bien définies. Ces radiations sont
donc atténuées ou même complètement absentes
de la composante continue du spectre. Comme dans le cas des spectres en
émission,
le système de raies, distribué dans les deux cas de la même
façon, constitue une sorte de code-barre qui caractérise
les atomes intercepteurs (il identifie d'abord leur nature, puis les conditions
physiques dans lesquelles ils se trouvent).
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