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Volney
(François
Chasseboeuf, comte de), savant né en 1757 à Craon ,
mort en 1820, vint à Paris
pour étudier la médecine, mais se livra de préférence
aux travaux d'érudition. Il entreprit en 1782 un voyage en Orient,
apprit l'arabe chez les Druzes
dans un couvent du Liban, puis parcourut pendant quatre ans la Syrie et
l'Égypte .
A son retour (1787), il publia la relation de son voyage, qui lui fit une
grande réputation. Envoyé aux Etats généraux
en 1789 par la sénéchaussée d'Anjou ,
il y soutint les idées nouvelles; mais sous Robespierre
il fut accusé de royalisme et incarcéré : le 9 thermidor
le sauva. II fut nommé en 1794 professeur d'histoire aux Écoles
normales, et devint membre de l'Institut lors de sa création.
Il fit en 1795 un
voyage aux États-Unis ,
et y fut bien açcueilli, comme ami de Franklin.
Il adhéra à la révolution du 18 brumaire fut nommé
membre du sénat conservateur et bientôt après vice-président
de ce corps. Gardant néanmoins son indépendance, il s'opposa
au Concordat, à l'expédition de St-Domingue ,
à l'établissement de l'empire; après le couronnement,
il s'éloigna des affaires et se livra plus spécialement à
ses travaux littéraires; néanmoins, Napoléon
le fit comte de l'empire.
Ses Oeuvres complètes
ont été imprimées à Paris, en 8 vol. in-8,
1821, et ses OEuvres choisies en 6 vol. in-32, 1827. Outre son Voyage
en Égypte et en Syrie (1787), on y distingue les Ruines
(1791), ouvrage qui renferme de hautes méditations philosophiques;
la Loi naturelle ou Catéchisme du citoyen (1793), la Chronologie
d'Hérodote (1808), des Recherches nouvelles sur l'histoire
ancienne (1814). Il s'était beaucoup occupé de la simplification
de l'écriture des langues orientales : il proposa dans ce but quelques
caractères nouveaux pour compléter l'alphabet vulgaire et
fonda un prix annuel pour le meilleur mémoire sur ce sujet. |
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