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Vigée-Lebrun (Elisabeth Louise), peintre française, née à Paris le 16 avril 1755, morte le 30 mars 1842. Fille d'un peintre de talent, Louis Vigée, elle reçut les leçons de son père, les conseils de Doyen et de Joseph Vernet, et étudia avec passion Rubens, Rembrandt et Greuze, modèles illustres auxquels elle dut beaucoup; elle épousa très jeune un peintre, marchand de tableaux, nommé Lebrun, dont elle eut une fille; ce Lebrun ne la valait en aucune façon, et si, comme elle le dit elle-même dans ses mémoires, ce n'était pas un méchant homme, c'était au moins un homme âpre au gain, qui s'appropria le produit très appréciable du travail de sa femme. 

Elisabeth conserva après son mariage son nom de jeune fille et y ajouta celui de son mari; elle s'était adonnée exclusivement au portrait et ne pouvait suffire aux nombreuses demandes que lui attiraient sa jeune renommée et son art aimable; en 1783, elle fut admise à l'Académie de peinture sur la présentation de Vernet et malgré une opposition assez vive; elle fut le peintre attitré de Marie-Antoinette, dont elle exécuta plus de vingt portraits, fit aussi le portrait de Monsieur, qui devint plus tard Louis XVIII, ceux des Enfants de France, de Mme Elisabeth et de Mme la comtesse d'Artois
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Elisabeth Vigée-Lebrun.
Elisabeth Vigée-Lebrun (autoportrait, 1790).

La faveur de la cour aurait pu lui être fatale lorsque éclata la Révolution, si elle n'avait pris le sage parti de s'enfuir; Elisabeth Vifée-Lebrun se rendit d'abord en Italie, puis entreprit un voyage à travers l'Europe; pendant son séjour à l'étranger, elle fit un certain nombre de portraits qui figurent aujourd'hui dans les principaux musées de l'Europe; c'est ainsi que Rome possède ceux des princesses Adélaïde et Victoire, Naples celui du musicien Pasiello. Rentrée, à Paris en 1802, elle se lia avec Mme de Staël, dont elle fit un très beau portrait.

En 1835, elle avait publié trois volumes de mémoires qui sont comme un miroir fidèle des moeurs et des caractères de l'époque. Parmi les personnages qui ont posé devant elle, citons encore : la Princesse de Lamballe, le Prince de Galles, Lord Byron, le paysagiste Robert, M. de Beaujion; enfin n'oublions pas ses autoportraits, ainsi que le portrait de Lady Hamilton, qu'elle peignit à Naples.

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Dictionnaire biographique
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