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| La découverte du ciel | ||
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| Planète |
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| Cela a commencé avec Fontana,
l'un des plus habiles astronomes de son époque, qui annonça
sa découverte d'un satellite de Vénus le 15 novembre 1645.
Quoique l'observation de Fontana fût précise et certaine,
les astronomes, pendant vingt-sept ans, cherchèrent sans résultat
le petit astre qui, aux dire de Fontana, s'était montré tout
auprès et au-dessus de Vénus. Dominique
Cassini, dont l'habileté et la circonspection n'ont pas besoin
d'être rappelées, aperçut, en 1672,
un point lumineux d'un diamètre apparent égal au quart environ
de celui de Vénus et distant de la planète d'un diamètre
seulement de celle-ci. Les astronomes, encouragés par l'annonce
de Cassini, cherchèrent sans doute à renouveler l'observation;
leurs efforts furent inutiles, et c'est quatorze années plus tard
seulement, le 27 août 1686, que
Cassini retrouva un point lumineux analogue au précédent,
égal eu diamètre au quart de Vénus, et situé,
comme distance, aux trois cinquièmes environ de ce diamètre.
Un demi-siècle s'écoula,
après cette observation de Cassini, sans qu'aucun astronome signale
le compagnon de Vénus. Le 3 novembre 1740,
Schort aperçut, à 10' environ de la planète, un astre
d'un diamètre un peu inférieur au tiers de celle-ci, et qui
semblait l'accompagner dans le ciel. L'observation ne put être renouvelée
les jours suivants. Après l'observation de Schort, nous en trouvons
une d'André Meier à Greifswalde en 1759;
quatre de Montaigne à Limoges Les astronomes que nous venons de citer, sans être de premier ordre, sont dignes de confiance. Schort était, en même temps qu'excellent observateur, le plus habile opticien de son temps; on lui doit d'excellentes déterminations micrométriques de JupiterOn s'est demandé si ces apparitions singulières ne devaient pas être attribuées au passage d'Uranus Le Père Hell a cru, en 1757, apercevoir près de Vénus un point brillant dans le ciel; mais un examen plus attentif lui en fit découvrir l'origine dans la lumière réfléchie par son oeil même et renvoyée de nouveau par l'oculaire du télescope; un déplacement de l'image accompagnait en effet chaque mouvement de son oeil : l'astre supposé un instant n'avait donc aucune réalité. Schort et Cassini ne mentionnent pas, il est vrai, l'épreuve du déplacement de l'oeil faite par Hell, mais il paraissait difficile d'admettre que d'aussi habiles observateurs aient pu, pendant plus d'une heure, se laisser prendre à une illusion aussi grossière. Le Père Hell, tout en signalant
la cause possible, suivant lui, des observations prétendues du satellite,
engageait cependant, en 1761, tous
les observateurs du passage de Vénus à chercher soigneusement
la trace du satellite sur le disque solaire. L'insuccès des recherches
le confirma dans son soupçon, et il le communiqua à Lacaille
en le priant de garder sa lettre pour lui seul; mais, en 1762,
après la mort de Lacaille, il reçut d'une main inconnue la
traduction en langue française de sa propre lettre, accompagnée
d'une réfutation de Montaigne. Il publia alors, dans les Éphémérides |
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| Le passage de Vénus, en 1769,
n'ayant montré le prétendu satellite à aucun observateur,
les astronomes paraissaient adopter l'interprétation de Hell, lorsque
Lambert,
reprenant la question et acceptant comme exactes les observations de 1764,
en déduisit la position et la grandeur de l'orbite L'existence de ce satellite était
alors considérée comme si vraisemblable, que le roi Frédéric
II, de Prusse « Votre Majesté me fait trop d'honneur de vouloir baptiser en mon nom cette nouvelle planète. Je ne suis ni assez grand pour devenir au ciel le satellite de Vénus, ni assez bien portant pour l'être sur la Terre; et je me trouve fort bien du peu de place que je tiens en ce bas monde pour en ambitionner une au firmament. »L'astronome Lambert appliqua particulièrement ses calculs à l'époque de l'observation de Cassini, de Schort et de Fontana. La théorie lui montra que, pendant les passages de 1761 et 1769, le satellite, n'a pu paraître sur le disque solaire, étant au-dessus en 1761 et au-dessous en 1769. Il peut arriver, au contraire, que le satellite se projette sur le Soleil quand la planète reste en dehors. Le 8 juin 1753, par exemple, selon les tables de Lambert, l'orbite du satellite coupait le disque solaire; mais la position occupée ne le plaçait pas dans la partie commune. Le 1er juin 1777, Lambert annonçait un passage du satellite sur le Soleil non seulement possible, mais réel, et, s'il ne se produit pas, dit-il, les tables auront besoin fortes corrections. «J'annonce ce passage, ajoute-t-il, tout au moins comme possible. Les astronomes qui observent souvent le disque du Soleil trouveront sans doute qu'il y a convenance à choisir ce jour, dans l'espoir d'y trouver une observation plus fructueuse et plus agréable que de coutume.» Cet appel ne donna aucun résultat. L'excentricité |
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| L'insuccès du 1er
juin 1777 découragea sans doute
les astronomes; on n'a plus revu ni cherché le satellite de Vénus,
et les traités d'astronomie, à partir de cette époque,
n'en font mention que pour prémunir les observateurs contre une
illusion semblable à celle de Hell. Exception faite,
peut-être de ce dernier témoignage :
En 1900, un astronome de Moscou Certains, cependant, considérant la crédibilité d'observateurs tels que Schort, Cassini, Horrebow et Montaigne, ont tenté trois explications : 1°) La première était que le satellite existait réellement, mais serait très petit et ne pourrait être observé qu'en des circonstances rares, à des époques d'élongations exceptionnelles. Cette hypothèse était cependant considérée comme très improbable. |
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