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| La Découverte du Ciel | ||
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Premières approches |
VénusDates clés : 685 av. J.-C - Identité explicitement reconnue à Babylone |
| Les
noms de Vénus
Elle est la seule planète |
[1] Cicéron, De natura deorum, lib. Il. |

| L'étoile
du soir et du matin...
Son orbite Lorsqu'elle se trouve dans la moitié
de son orbite qui précède le Soleil, elle se montre le matin
à l'orient, avant le lever du Soleil, le précédant
plus ou moins, selon sa distance angulaire, tantôt de une heure,
tantôt de deux heures, tantôt même de trois heures. Aussi
l'a-t-on, dès une haute Antiquité, distinguée sous
les noms d'étoile du matin, de Lucifer « Stella Veneris, quae Lucifer dicitur cum antegreditur Solem, cura subsequitur autem HesperusIl a fallu cependant une longue série de remarques pour constater que l'étoile du matin et l'étoile du soir ne sont qu'un seul et même astre, dont les apparitions sont successives. Il est même probable que dans cette oeuvre d'identification, les apparitions de Mercure ont dû nuire et retarder la découverte de la vérité. Aussi voyons-nous qu'en effet les cultes et les attributs, de Mercure et Vénus sont parfois confondus. |
[1] Cicéron, De natura deorum, lib. Il. |
Pythagore
paraît être le premier chez les Grecs qui ait enseigné
l'identité de Vénus et d'Hesperus, identité dont il
avait sans doute puisé la connaissance en Orient. En tout cas, c'est
de Babylone que provient la plus ancienne observation datée, attestant
de cette prise de conscience, et cette fois de façon beaucoup moins
ambiguë que celle qui peut résulter de l'interprétation
d'un mythe. Elle est de l'année 685
avant notre ère, et conservée sur les tablettes de terre
cuite qui sont au British Museum (Monthly notices, juin 1860). La
voici :
"Le 25 du mois de Thamuz, Vénus cessa d'être visible à l'ouest, resta invisible pendant sept jours, et le 2 du mois d' Ab, elle reparut a l'orient. Le 26 du mois d'Ellul, Vénus cessa de paraître à I'occident, resta invisible pendant onze jours, et le 7 du deuxième Ellul on la revit à l'est."Par ailleurs, Ptolémée nous a conservé dans l'Almageste plusieurs observations égyptiennes de la même planète, dont: la plus reculée date du 17 Messori de la 13e année du règne de Ptolémée Philadelphe, la 476e année de l'ère de Nabonassar, date qui correspond au 12 octobre de l'an 271 avant notre ère : c'est une conjonction de Vénus avec une étoile de la Vierge |
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S'il
fallait en croire le témoignage de l'Antiquité, Vénus
aurait subi des modifications extraordinaires. Saint
Augustin (Cité de Dieu Ce
fait serait arrivé du temps du roi Ogygès |
| La
découverte des phases
On comprend sans peine que Vénus,
gravitant comme Mercure dans une orbite intérieure à celle
de la Terre, doit tourner vers nous tantôt son hémisphère
éclairé par le Soleil, tantôt son hémisphère
obscur, tantôt une partie de l'un et de l'autre, et par conséquent
présenter comme la Lune des phases
C'était au mois de septembre 1610.
L'astronome, qui venait de construire de ses mains le premier instrument
d'optique qui ait été dirigé vers le ciel contemplait
le soir les merveilles du firmament, agrandies et multipliées par
ce nouvel organe; l'atmosphère phrase assez obscure qu'on peut traduire par :Haec immatura à me jam frustrà leguntur. o. y. Il reste deux lettres superflues. En reprenant toutes ces lettres, et en les plaçant dans un autre ordre, on reconstruit la phrase suivante, qui est la véritable :Ces choses non mûries ont déjà été lues, mais en vain, par moi. Cynthiae figuras emulatur mater Amorum. |
[1]
On donne à cela, une impossibilité physique : en principe
l'oeil humain est un instrument optique trop petit pour avoir une résolution
suffisante. On signale cependant quelques observations des phases de Vénus
à l'oeil nu. Webb
affirme qu'un certain Théodore Parker les a remarquées, en Amérique, au Chili, lorsqu'il n'était âgé que de douze ans et ignorant de leur existence, et qu'on les auraient vues en Perse en se servant d'un verre foncé. Au mois de mai 1868, on les aurait distinguées, et, paraît-il, sans trop de difficultés, sous l'atmosphère si rarement limpide de France. Il en aurait été de même à l'île de la Réunion au mois de juillet 1883.
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