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Van Helmont
(J. B.), fameux empirique, né
à Bruxelles en 1577, m. en 1644, sortait d'une famille noble et
riche. Il renonça à la carrière des honneurs pour
se livrer aux sciences, exerça quelque temps la médecine,
occupa une chaire de chirurgie à Louvain, puis se retira à
Vilvorden, près de Bruxelles, pour y cultiver la chimie expérimentale.
Il voulut, comme Paracelse, créer une
nouvelle médecine en la fondant sur la chimie.
Il imagina aussi un nouveau système
métaphysique : il admettait en nous 2 principes immatériels,
l'archée, principe vital qui pénètre le corps
entier, y exécute les fonctions de nutrition, de digestion, et combat
les maladies; le duumvirat, principe intelligent ou âme proprement
dite : ce principe réside, non dans le cerveau, mais dans l'estomac
et la rate ,
et résulte de l'accord de ces deux viscères ,
d'où le nom qu'il lui donne.
Ses œuvres, qui renferment les idées
les plus bizarres, mais aussi quelques vues justes (notamment sur les gaz,
dont il établit scientifiquement l'existence), ont été
publiées par son fils, sous le titre d'Ortus medicinae, Amst.,
1648, in-4, et réimpr. à Francfort, 1659, on y remarque un
traité De magnetica vulnerum curatione (1621), où
il paraît avoir connu les faits dont on attribue la découverte
Mesmer. |
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