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Les trouvères
étaient des poètes du nord de la France ,
qui du XIe au XVe
siècle ont composé en wallon
ou en langue d'oïl (le vieux français).
Ils existaient en même temps que les Troubadours,
et leur nom a le même sens (trouver, intenter). Mais, tandis que
les Troubadours ont surtout brillé dans le genre lyrique,
c'est à la poésie'épique
que les Trouvères se sont livrés de préférence.
Ils ont admirablement réussi et dans la grande épopée,
qui a pris par excellence le nom de roman,
et dans les fabliaux, qui sont souvent chez
eux des chefs-d'oeuvre d'originalité, de naïveté, de
gaieté. Les Trouvères ont aussi fait quelques poésies
lyriques, tels que lais, virolais et ballades; enfin on leur doit les romans
de chevalerie en prose.
Les plus connus d'entre eux sont Auboin
de Sézanne, Huon de Villeneuve, Jean Bodel,
Alexandre
de Bernay, Lambert Ii Cors, Chrestien
de Troyes, Robert Wace, Marie de France, Ruteboeuf,
Guillaume
de Lorris, Jean de Meung, Thibaut
de Champagne. Leurs plus célèbres romans
en vers sont le Brut d'Angleterre
et le Rou de Wistace ou Wace ;
l'Alexandre
de Lambert et Alexandre de Bernay (composé au XIIe
s. en vers de 12 syllabes, qui depuis prirent le nom d'alexandrins); le
Chevalier
au Cygne ,
de Renaut et Gauder; Gérard de Nevers, par Gilbert de Montreuil;
Garin
le Loherain ,
par Jehan de Flagy. On leur doit aussi des compositions allégoriques,
telles que le roman de la Rose ,
par Guillaume de Lorris et Jean de Meung dit Clopinel; le roman du Renart ,
le Dolopathos
le Castoiement .
On confond parfois les trouvères
et les ménestrels; mais il semble que
ces derniers vivaient de l'exercice de leur art, tandis que les premiers
appartenaient à de familles nobles et même princières. |
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