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Geoffroy Tory
est un imprimeur, graveur
et auteur français, né
à Bourges
vers 1480, mort à Paris
en 1533. Il étudia à l'Université de Bourges. Il fit
deux voyages en Italie ,
vers 1505 et en 1516. Il fut professeur dans les collèges de l'Université
de Paris. Il devint libraire (vers 1518), et François
ler le
nomma imprimeur du roi (1530).
Il édita et annota Pomponius
Mela (1508), la Cosmographie de Pie II (1509), un traité
ascétique, De Passione Dominica du Gantois Guillaume De Ricke
ou Dives, son ancien professeur à l'Université de Bourges
(1509), Bérose (1510), Valerius
Probus (1510), Quintilien (1510); les
premières oeuvres poétiques de Marot,
l'Adolescence Clémentine (1532), des traductions françaises
de Cébès (1529), Xénophon
(1531), Eusèbe (1532), Plutarque
(1532), Lucien (1533), Diodore
de Sicile (1535); des plaquettes de circonstance, telles que l'Entrée
de la royne en sa ville et cité de Paris, les Ordonnances
du roi (1532), etc.
Le premier livre publié par Geofroy
Tory fut son propre ouvrage : Champfleury (Paris, 1529, gr. in-8,
réédité en 1549), traité de calligraphie.
Tory proposa la création des signes orthographiques : apostrophe
(point crochu), cédille pour distinguer le c solide du c exile,
etc.
Tory était enlumineur
de manuscrits avant de devenir graveur.
Il avait adopté comme devise le mot civis, citoyen (de Bourges).
Il signait souvent ses gravures de la croix
dite de Lorraine. Sa marque de libraire, l'une des plus célèbres
de la Renaissance ,
était le pot cassé, traversé d'un toret
(sorte d'instrument de graveur) et placé sur le livre symbolique
du destin, enchaîné à trois cadenas, figurant
les trois Parques, avec la devise non plus.
Tory commença à l'adopter après la mort de sa fille
(1523). Il fit lui-même les planches de son Champfleury, celles
des Heures publiées par
Simon de Colines (1525, 1527, 1529, 1531, etc.),
les lettres fleuries, genre criblé, employées par Robert
Estienne, et probablement aussi les caractères d'imprimerie,
romain et italique, des Estienne. (E.-D. Grand). |
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