 |
Théopompe,
poète dramatique grec (ancienne comédie), nommé par
Plutarque
(Lysandre, 13) et par d'autres écrivains, vivait au IIe
siècle av. J.-C. Il rentre dans le groupe nombreux des contemporains
et rivaux d'Aristophane dont les œuvres sont
aujourd'hui presque entièrement perdues. On ne sait absolument rien
de la vie de Théopompe, sauf qu'il composa - selon Suidas
- environ 80 pièces de théâtre, au nombre desquelles
on cite : Admète, les Aphrodisies, les Guerrières, Némée ,
Pamphile, Pénélope, Phryné, Thésée,
le Voluptueux, etc. Il n'en subsiste que de rares et courts morceaux,
réunis et publiés par Meineke dans sa collection des fragments
des auteurs comiques grecs, collection reproduite dans la bibliothèque
Didot,
Paris, 1853. |
|
 |
Théopompe de Chios ,
historien grec ,
né vers 380 av. J.-C., mort en Égypte .
Élève d'Isocrate, il exerça
dans diverses cités le métier d'orateur, puis, sur les conseils
de son maître, se tourna vers l'histoire. Alexandre
le Grand lui permit de retourner sur son île d'origine d'où
il avait été exilé avec son père comme partisan
des Lacédémoniens (334); il en fut chassé de nouveau
après; la mort du roi et se retira en Égypte. C'était
un aristocrate de tempérament très violent. Ses principales
oeuvres historiques sont : Hellenikai historiai, continuation en
12 livres de l'oeuvre de Thucydide, de l'an
411 à la bataille de Cnide
(394); on n'en a conservé que des fragments; Philippika,
histoire du règne de Philippe
(360-366) et du monde grec à son époque en 58 livres; les
digressions y tenaient une grande place. Au IXe
siècle, Photius possédait encore
53 livres de cet ouvrage, malheureusement perdu; comme il est souvent cité
par les Anciens, de nombreux fragments nous sont parvenus; Trogue-Pompée
avait fait un abrégé latin des Philippiques. Les discours
ou panégyriques
de Théopompe ont disparu. (A.-M. B.). |