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Terpandre.
- Poète-musicien citharède, fils de Derdenès, né
à Antissa, dans l'lle de Lesbos ,
vers l'an 675 av. J.-C, présida au premier établissement
des règles musicales à Sparte.
D'après une légende rapportée par Nicomaque
(Manuel d'harmonique, p. 29, Meibom), la lyre d'Orphée, échouée
à Antissa, serait arrivée dans les mains de Terpandre. Mais
il ne faut voir là que l'intention de rattacher sa doctrine musicale
à l'ancienne musique des Thraces
personnifiée dans Orphée. Une autre
légende qu'on lit dans Boèce (Institution
musicale, I, 1) lui attribue le mérite d'avoir guéri
les Lesbiens des plus graves maladies aux accords de sa lyre. L'auteur
des problèmes dits d'Aristote (XIX, 32)
dit que Terpandre accorda les limites de l'heptacorde à l'octave
en supprimant la trite (des conjointes) et en plaçant la nète
(des disjointes) à l'octave de l'hypate. On lui doit plusieurs autres
innovations, telles que la scolie, espèce de chanson
fort courte qu'on chantait à table. Il fut plusieurs fois vainqueur
aux Jeux olympiques. |
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