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Ternaux
(Guillaume Louis). - Manufacturier né à Sedan le 8 octobre
1763, mort à Saint-Ouen
(Seine-Saint-Denis) le 2 avril 1833. Initié tout jeune par son père
à la fabrication des draps, il se trouva, à seize ans, à
la tête d'une importante maison, dut, en 1793, se réfugier
en Allemagne ,
et, rentré en France ,
monta un peu partout dans les Ardennes, dans la vallée de la Marne,
à Louviers, etc., de grandes fabriques, en même temps qu'il
créait à l'étranger, pour ses débouchés,
de nombreux comptoirs : à Naples, à Cadix ,
à Livourne, à Gênes et à Saint-Pétersbourg ,
notamment. Il devint ainsi très rapidement l'un des plus gros manufacturiers
de son temps. Fait baron par Louis XVIII,
il siégea, de 1827 à 1830, parmi les libéraux, prit
une part active à la Révolution de Juillet, qui le ruina
partiellement, et, finalement, termina ses jours dans une gêne relative.
L'industrie de la laine lui est redevable d'une foule d'innovations, et,
pour une bonne part, de son développement. Un genre de châles
de son invention porta longtemps le nom de « cachemire Ternaux ».
On lui doit aussi plusieurs ouvrages sur l'agriculture, particulièrement
sur la conservation des grains en silos. |
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Ternaux (Louis Mortimer).
- Homme politique et historien français, neveu du précédent,
né à Paris
le 22 novembre 1808, mort à Beaumont-les-Autels (Eure-et-Loir) le
6 novembre 1871. Maître des requêtes au conseil d'Etat en 1837,
conseiller général de la Seine, il succéda au maréchal
Clauzel, décédé, comme député du collège
électoral de Rethel (21 mai 1842) qui le réélut la
même année pour cinq ans (9 juillet). Voué spécialement
aux questions pratiques, il soutint, mais sans se mettre en avant, le ministère
Guizot.
Après, février 1848, il fut député par les
Ardennes à la Constituante, puis à la Législative.
Il vota régulièrement. avec les royalistes. Lors du coup
d'Etat du 2 décembre, il fut au nombre des protestataires qui se
réunirent à la mairie du Xe
arrondissement.
Rendu à la vie privée, Louis
Ternaux s'occupa de l'histoire de la Révolution. Il publia : le
Peuple aux Tuileries ,
20 juin 1792 (Paris, 1864, in-18); la Chute de la Royauté,
10 août 1792 (Paris, 1854, in-48); Histoire de la Terreur,
17921794, d'après des documents authentiques et inédits (Paris,
1862-1869, 7 vol. in-8). Ces ouvrages sont nettement contre-révolutionnaires,
le dernier (prix Gobert de 1870) demeure important par la publication (malheusement
partielle et partiale) de documents dont les originaux ont disparu en mai
1871. Réélu par le département des Ardennes le 8 février
1871, il se fit inscrire au centre droit : tous les votes qu'il émit
furent dans le sens monarchique et clérical (prières publiques,
abrogation des lois d'exil, pouvoir constituant de l'Assemblée).
(H. Monin). |