|
|
|
|
Les
gens
|
|
| Tennyson
(Alfred, baron), poète né à Somersby le 6 août
1809; mort à Aldworth le 6 octobre 1892. Fils d'un pasteur qui avait
douze enfants; il fit à Cambridge Les Poems, parus en 1833, comprennent
les plus nobles et les plus imaginatives de ses productions : The Lady
of Shalotl, The Miller's daughter, OEnone, A dream of fair women, et
il est assez curieux de constater que la critique les accueillit mal. Mais
le public ne ratifia pas son jugement et Tennyson commença à
être populaire. La mort de son ami le plus cher, Arthur Hallam, le
plongea dans une mélancolie dont ses futures poésies, The
two voices, Thoughs of a suicide, révèlent la profondeur.
Fort heureusement, le poète devint amoureux de sa belle-soeur Emily
Sellwood, ce qui changea le cours de ses idées. Cet amour n'alla
pas sans traverses; la famille Sellwood se montrant opposée à
un mariage qui fut retardé jusqu'en 1850. Entre temps, Tennyson
devenait célèbre. Il se liait avec Gladstone,
le plus cordial de ses admirateurs.
Alfred Tennyson. Ses deux nouveaux volumes de Poems
(1842), comprenant : The Mort d'Arthur, Ulysse, Godiva,
Vision of Sin, Move eastward, happy heard, etc., atteignaient coup
sur coup quatre éditions (1846) et In memoriam (1850), recueil
des plus charmantes élégies de la littérature anglaise,
le mettait au premier rang des poètes contemporains. Il succédait
à Wordsworth comme poète-lauréat.
Il sembla, pour commencer, qu'il se plût mal à la poésie
officielle. L'ode à Wellington,
l'une des plus admirées de ses oeuvres, fut froidement accueillie,
et une poésie sur Balaclava En ses dix dernières années, Tennyson avait abordé la scène, et il avait remporté des succès d'estime avec The Falcon (1879), The Cup (1881), The Promise of May (1882), The Foresters (1891). Mais c'est dans l'élégie surtout qu'il a excellé : nul poète anglais n'a possédé, comme lui, le charme de l'imagination créatrice et la mélodie du vers. Il a été populaire pour d'autres raisons que ces raisons purement littéraires: il était profondément, sentimentalement Anglais; il chantait avec conviction la grandeur de son pays, la loyauté de ses enfants; il s'intéressait passionnément, il s'associait de coeur à leurs joies et à leurs peines; il voulait le bonheur du peuple anglais, il avait le culte de l'honneur anglais. Citons encore parmi ces oeuvres : The Lover's Tale (Londres, 1833); The Princess (1847, in-16); Maud and other Poems (1855, in-8); Helen's Tower-Clandeboye (1861, in-4); A welcome (1863, in-8); Idylls of the Hearth (1864, in-12); The window, or the loves of the wrens (1867, in-4); The Victim (1867, in-4); The Holy Grail (1869, in-8); Queen Mary (1875, in-8); Harold (1877, in-8); Ballads and other Poems (1880, in-8); Becket (1884, in-8); Tiresias and other Poems (1885, in-8); Locksley Hall, sixty years after (1886, in-8); Demeter and other Poems (1889, in-8); The Death of OEnone; Akbar's Dream and other Poems (1892, in-8). (R. S.). |
|
© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.