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Syncrétisme,
c.-à-d. en grec réunion. On désignait ainsi la réunion
des villes rivales de la Crète
contre l'ennemi commun. On l'employa ensuite pour exprimer le mélange
de plusieurs doctrines différentes. A Alexandrie,
le syncrétisme philosophique se montra avec Philon
le Juif, Potamon, Numénius et d'autres.
A la Renaissance ,
on vit un syncrétisme à la fois philosophique et religieux
dans les tentatives de Pic de la Mirandole,
de Reuchlin, de
Marsile
Ficin et de plusieurs autres, qui essayèrent de concilier les
dogmes du christianisme, les uns avec Platon et
la Kabbale ,
les autres avec les doctrines d'Alexandrie,
de Pythagore et du Stoïcisme.
Le nom de Syncrétistes fut donné,
au XVIIe siècle, aux partisans de
l'Allemand Georges Calixte ou Callisen,
qui voulait réunir dans un même symbole les catholiques
et les protestants .
Le syncrétisme diffère de l'éclectisme
en ce qu'il n'est qu'un mélange sans choix et sans critique de doctrines
opposées, et souvent inconciliables. |
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