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Stace, P.
Papinius Statius, poète latin, né à Naples
l'an 61 de J?C., m. en 96, avait pour père un homme qui lui-même
était distingué comme poète et comme orateur et qui
fut précepteur de Domitien. Il remporta
plusieurs couronnes aux fêtes lustrales de Naples et dans d'autres
solennités, jouit d'une immense réputation de son vivant,
fit de ses poésies des lectures publiques qui furent très
suivies et reçut les bienfaits de Domitien, qu'en revanche il a
trop loué. On a de lui : la Thébaïde ,
poème épique en 12 chants, qui offre, avec les défauts
de la littérature du temps, des beautés supérieures;
l'Achilléide ,
autre poème épique, qu'il n'a conduit que jusqu'au milieu
du IIe chant, et 5 livres de poésies diverses ou Silves
(c.-à-d. Mélanges) : la plupart se composent de petites pièces
adressées à ses amis pour célébrer leur habitation,
leurs travaux ou leur fortune. On trouve dans Stace une facilité,
une abondance extraordinaires, mais aussi beaucoup d'exagération.
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Editions
anciennes - Les meilleures éditions
de ce poète sont celles de Gronovius, Amst., 1653; de Markland,
Londres, 1728; de Ferd. Hand, Leipz., 1817; de Dübner, Paris, 1837,
et d'Imhof, Halle, 1860. Cormiliolle l'a traduit en français, 1778
et 1802 (réimp. en 1820), 5 vol. in-12. II en a paru deux traductions
nouvelles, l'une dans la collection Panckoucke, par MM. Rinn, Achaintre,
et Bouteville, l'autre dans la collect. Nisard, par MM. Guiard, Arnould
et Wartel. Luce de Lancival a imité l'Achilléide en
vers.
En
librairie - Stace, Thébaïde,
Les Belles Lettres (Série latine), 1990-1994, 3 vol. ;
Achilléïde,
Les Belles Lettres (Série latine), 1971;Silves, Belles Lettres
(Série latine), 2 vol. |
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