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Speke (John
Hanning), explorateur né près d'Ilchester (Somerset) le 4
mai 1827, mort le 18 septembre 1864. Entré dans l'armée en
1844, il servit aux Indes où il fit campagne contre les Sikhs et
entre temps fit des excursions intéressantes dans l'Himalaya et
le Tibet .
En 1854, il fut attaché à l'expédition de découverte
envoyée dans le pays des Somalis ;
il y fut grièvement blessé en 1855. Il fit ensuite la campagne
de Crimée ,
puis, avec Richard Burton, partit pour le centre
de l'Afrique (1856) ( L'exploration
de l'Afrique ).
Partis de Zanzibar; il s'avaient atteint
Kazé à la fin de 1857. Ils séjournèrent assez
longtemps sur les bords du Tanganyika, Burton étant tombé
malade. Le 3 mars 1858; Speke qui souffrait cependant des suites d'une
ophtalmie, s'embarqua sur un canot et traversa le Tanganyika de l'Est à
l'Ouest. Mais arrivé à Kasenge, il ne put poursuivre sa route
faute de matériel suffisant. En juillet, il obtint de Burton la
permission d'explorer un lac situé plus au nord et qu'il nomma Victoria.
De retour le 25 août après avoir fait de sérieux relevés,
il communiqua à Burton sa conviction d'avoir découvert la
source du Nil.
Burton s'étant montré très
sceptique,
les deux explorateurs se brouillèrent et Speke revint en Angleterre
où il obtint, non sans peine et après des démêlés
plus que vifs avec Burton, le commandement d'une expédition destinée
à vérifier son hypothèse. Reparti en 1860, avec James
Grant, il était à Kazé (Kazeh) le 24 janvier 1861;
à travers mille difficultés et d'incroyables fatigues, il
arriva à Karagué en novembre et s'avança dans l'Ouganda
: le 24 juillet 1862, il atteignait le Nil et le 28 les Ripon Falls ou
le fleuve sort du Victoria Nyanza. Le voyage du retour fut encore plus
difficile que celui d'aller Speke voulait utiliser le cours du Nil, mais
il en fut empêché par l'hostilité des indigènes.
Le 15 février 1863, il rencontrait
Samuel
Baker à Gondokoro, puis il arriva à Khartoum
d'où il télégraphia à Londres le résultat
principal de ses explorations : la découverte des sources du Nil.
Cette nouvelle causa la plus considérable sensation, et Speke, dès
son retour, fut comblé d'honneurs. Mais sa découverte fut
vivement contestée; notamment par Burton.
Speke périt victime d'un accident de chasse (à moins que
ce ne fût un suicide), près de Bath. Il a laissé :
Journal
of the discovery of the source of the Nile (Londres, 1863; trad. en
français, 1869 par Forgues); What led to the discovery of the
Source of the Nile (1864). (RS). |
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