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Les
gens
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| Sorbon (Robert
de), théologien né à Sorbon, près de Rethel,
le 9 octobre 1201, mort à paris le 15 août 1274 ( On a de lui plusieurs traités :
le De conscientia et le De tribus dietis, sujet qu'il a traité
aussi sous le nom d'Iter Paradisi, les plus importants et qui ont
été souvent imités, puis le De confessione,
et le De matrimonio, qui offre un assez grand rapport avec le traité
précédent. Les trois premiers (le 2e
sous sa seconde forme) ont été imprimés dans la Bibtiotheca
Patrum (Lyon, 1677, t. XXV,pp. 346-362); une édition du De
conscientia, beaucoup plus correcte et due à F. Chambon, a été
publiée en 1901. Quant au quatrième traité, il a été
insérépar B. Hauréau dans ses Notices et extraits
de quelques manuscrits latins de la Bibliothèque nationale (1890,-t.
I, pp. 188-202; cf. ibid., pour le De tribus dietis, t. V, pp. 49-53
et 159). La plupart de ses sermons ont été prononcés
en 1260 et 1264. Des extraits en ont été donnés par
Hauréau également dans les Mémoires de l'Académie
des inscriptions (1884, t. XXXI, 2e
partie). On a édité de plus ses Statuts de la Sorbonne
(Chartul. Univ. Paris, 1889, t. I, pp. 505-508 ; cf. p. 544), son
testament (ibid., pp. 485-86) et un certain nombre de gloses qu'il avait
faites touchant la Bible On trouve dans ses oeuvres des renseignements
sur les moeurs de son temps qu'il a fustigées. Il a exalté
le mariage et critiqué le luxe des vêtements. D'une grande
bonté, c'était le type du prud'homme dont parle Joinville,
lequel aimait pourtant à le contredire. Il a eu sa légende.
Cent ans après sa mort, on l'a pris parfois pour le frère
de saint Louis. On a appelé du nom de
Robert (la Robertine) la thèse que l'on avait à passer pour
être admis dans la maison. A partir du XVIIe
siècle, son nom seul reste uni à celui de Richelieu,
comme fondateur de la Sorbonne |
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© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.