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Les
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| Shelley
(Percy Bysshe), poète né près d'Horsham (Angleterre Ses écrits révolutionnaires,
Declaration
of Rights (Dublin Entre-temps, sa femme avait donné naissance à un fils, Charles Bysshe, et toute la famille de Shelley, furieuse de l'abandon où il l'avait laissée, coupa les vivres au poète. Ses misères lui inspirèrent un magnifique poème : Alastor or the Spirit of Solitude (Londres, 1816, in-8) : mais elles ne s'atténuaient pas. Bien au contraire, il fut forcé de repasser sur le continent à la suite d'affaires de femmes très embrouillées, où fut mêlée Claire Clairmont, une des maîtresses de Byron, qui d'ailleurs lui fit connaître le grand auteur. Là-dessus la femme de Shelley mourut dans des circonstances assez pénibles, et le poète épousa (30 décembre 1816) Mary dont il avait déjà un fils et dont il eut une fille peu après. Claire Clarmont, maintenant brouillée avec Byron, dont elle avait eu une fille Allegra, retomba avec son enfant à la charge de Shelley, que Godwin poursuivait, par surcroît, de ses demandes d'argent. C'est au milieu de tous ces embarras qu'il
créa un chef-d'œuvre, The Revolt of Islam (Londres, 1818,
in-8), l'un des plus purs morceaux de poésie de la littérature
anglaise. Mais comme il ne pouvait plus vivre en Angleterre, il s'établit
(1818) en Italie sans esprit de retour. Il y retrouva Byron, auquel il
rendit la petite AIlegra, se lia avec lui d'une forte amitié, visita
les grandes villes : Florence, Naples, Venise Shelley est un des meilleurs lyriques de l'Angleterre, peut-être le meilleur; car ni Dryden, ni Wordsworthn'ont égalé toujours la magnificence de son style, sa clarté, sa grâce, sa fraîcheur d'imagination, sa spontanéité; et aucun n'a eu plus d'influence sur le développement de la poésie anglaise. Citons encore de lui : Rosalind and Helen (1819). - Lines written in déjection (1819). - Peter Bell the Third (1839). - The Masque of Anarchy (1832). - Witch of Atlas (1820). - Swellfoot the Tyrant (1820) Defence of Poetry (1821). - Hellas (1822). |
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| Shelley (Mary Wollstonecraft),
écrivaine née à Somers Town le 30 août 1797,
morte à Londres le 1er février
1851, femme du précédent, fille de William
Godwin et de Mary Wollstonecraft. Orpheline dès sa naissance,
assez mal élevée par son père, elle passa son enfance
et sa jeunesse chez divers amis de sa famille. Avide d'affection, elle
s'éprit de Shelley dès qu'elle le vit et se fit enlever par
lui en 1812. On sait comment le poète l'épousa en 1816, après
la mort de sa première femme.
Très intelligente, elle apprit, en se jouant, le grec, le latin, le français, l'italien; elle était en fort grande estime auprès des amis de son mari, notamment de Byron, dont elle copia le troisième chant de Childe Harold. En 1818, elle publia Frankenstein, en 1829, Valperga, romans mal accueillis en leur temps. Après la mort de Shelley, elle revint en Angleterre où elle donna The last Man (1826), une histoire fondée sur la destruction totale de l'espèce humaine par la peste, qui aurait pu fournir des scènes grandioses à une imagination plus puissante; Perkin Warbeek (1830), Falkner (1837), insignifiantes nouvelles; Lodore (1835), une sorte d'autobiographie fort intéressante. Mary Shelley écrivit de nombreuses nouvelles dans les revues : elle avait de la grâce, et on la lit avec plaisir. Puis elle entreprit les biographies de Pétrarque, de Boccace, de Machiavel, etc.; enfin elle s'attacha à la publication des oeuvres de son mari. On peut citer encore d'elle : Rambles in Germany and Italy (1844, 2 vol.). (R. S.). |
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