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Séleucus
ou Séleucos, surnommé le mathématicien. Originaire
de Babylone,
Séleucus paraît avoir été contemporain d'Aristarque
de Samos
[IIIe siècle av. J. C., mais d'autres
auteurs le situent un siècle plus tard].
En tout cas, il partagea
complètement l'opinion de celui-ci relativement au double mouvement
de la Terre .
Il distinguait surtout le mouvement diurne
du mouvement annuel, en désignant le premier par dinh
(rotation), et le second par kinesis
(changement de place).
Le premier il essaya,
par un coup de génie, d'expliquer les marées
par le mouvement de la Lune ,
combiné avec le mouvement rotatoire et révolutif de la Terre
[1].
[1]
Plutarque,
De
Placitis philosophorum, III, 17. - Id. , Platonicae Quaestiones,
t. X, p. 183, édit.Reiske. - Comp. Th.
H. Martin, Etudes sur le Timée de Platon, t. II. P. 127.
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Séleucus, grammairien
du Ier siècle ap. J.-C., surnommé
Homericus,
naquit à Alexandrie
et enseigna à Rome. II écrivit des commentaires sur un grand
nombre de poètes, et s'occupa principalement de la signification
des mots; on cite de lui un ouvrage intitulé Péri tès
en synonymoi diaphoras. Son écrit Péri Ellenismou
et
son commentaire sur les lois de Solon étaient
des ouvrages de lexicographie. Ce qui nous reste de lui a rapport à
l'étymologie; ses oeuvres en cette matière furent souvent
utilisées par les grammairiens postérieurs, et des extraits
assez étendus en subsistent dans les étymologiques byzantins ;
on les trouvera dans l'ouvrage de Reitzenstein, Geschichte der griechischen
Etymologika (Leipzig, 1897). |