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Les
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| Scott (Sir
Walter), écrivain né à Édimbourg Bien qu'il obtînt, malgré
tout, des succès au barreau, il se sentait irrésistiblement
attiré vers la littérature, et il s'y consacra presque exclusivement
à partir de 1799. Du reste, il avait déjà débuté
par des traductions ou des imitations de ballades germaniques et de curieux
essais sur le système féodal et sur les coutumes des peuples
du Nord. Il commença par publier, avec l'aide de Ballantyne, un
recueil de transpositions de vieilles ballades écossaises, Border
Minstrelsy (1802-3, 3 vol.) qui attira l'attention et The Lay of
the last minstrel (1805), qui le mit tout à fait en lumière.
Ses succès littéraires ne le grisaient pas, et, par prudence,
il s'était réservé un revenu assuré en se faisant
nommer d'abord vice-shérif (1799), puis clerc de session (1806).
Comme le fut Honoré de Balzac, Walter Scott
était travaillé de toutes sortes d'idées de spéculations
grandioses. Un moment il se lança dans la politique et se montra
tory
renforcé. Il s'associait avec des imprimeurs et des éditeurs,
gagnait de l'argent avec ses oeuvres, et en perdait en faisant éditer
par ses associés celles de ses amis. En 1808, il quitta l'Edinburgh
Review pour faire le succès de la Quarterly Review que
Murray venait de fonder; il publia les oeuvres complètes de Dryden
en 18 volumes, entreprit l'Edinburgh Annual Register; il voulut
ensuite créer une grande maison d'édition pour concurrencer
celle de Constable, prit une part dans la direction du théâtre
d'Édimbourg, etc.
WalterScott. La publication de son poème The lady of the Lake (1810) lui valut un surcroît de réputation, mais ses affaires de librairie traversèrent une crise si grave qu'il se trouva fort heureux de se réconcilier avec Constable qui les arrangea tant bien que mal. Au milieu de toutes ces difficultés pécuniaires, il achetait une propriété, Abbotsford, plantait, bâtissait, arrondissait ses terres et formait une collection d'anciennes armures! Comme il cherchait le moyen de se tirer des embarras qu'il avait accumulés comme à plaisir, il mit un jour la main sur un manuscrit qu'il avait depuis longtemps perdu de vue, le retapa et le publia. C'était Waverley (1814)! Walter Scott avait trouvé sa véritable voie. Pendant dix ans, il donne successivement tous ces romans historiques, vivement écrits, pleins de fraîches descriptions d'un pays pittoresque où revivent toutes les anciennes coutumes, tous les aspects héroïques, toutes les traditions poétiques, toutes les légendes naïves de la vieille Écosse : Guy Mannering (1815); The Antiquary (1815); Rob Roy (1817); The Bride af Lammermoor (1819), etc. Puis vint : Ivanhoë (1819), qui marque une nouvelle manière; l'auteur quittant la vie réelle, l'observation personnelle, le portrait, se lance à corps perdu dans la fantaisie, et si, au point de vue historique, le récit se charge d'anachronismes et d'hérésies véritables, au point de vue dramatique il gagne une vigueur magnifique et une intensité de couleur jusqu'alors inconnue. Chose singulière, Walter Scott exigea
que ses chefs-oeuvre, les Waverley Novels, fussent publiés
sous le voile de l'anonyme. Il aimait mieux qu'on le considérât
comme un gentilhomme, comme le seigneur d'Abbotsford, que comme un auteur!
mais les critiques percèrent bientôt ce secret. Abbotsford
devint un lieu de pèlerinage Walter Scott fut créé baronnet
(1820). Il continua à dépenser sans compter pour l'embellissement
de sa propriété, qu'il fit reconstruire et décorer
en 1824. Il voyagea en Irlande avec un train de grand seigneur. Comme Balzac
toujours, il se surmenait pour combler le déficit, toujours croissant,
et qu'il ne put jamais combler, malgré le succès colossal
de ses romans. Kenilworth Je veux être leur vassal, ma vie durant, et creuser dans la mine de mon imagination pour découvrir des diamants afin de faire honneur à mes engagements et non pour m'enrichir.
En 1830, il fut frappé d'apoplexie; une nouvelle attaque, en 1834, l'affaiblit beaucoup. Un voyage en Italie (1832) ne le remit pas. Une troisième attaque à Nimègue, pendant son retour, ne le terrassa pas encore : il put gagner Abbotsford où il mourut doucement. Il laissait plus d'un million de dettes. Coeur excellent, Walter Scott fut aimé par tous ceux qui l'approchèrent, idolâtré par ses enfants, ses parents, ses serviteurs. Ce charme personnel s'est exercé à travers ses oeuvres, sur ses innombrables lecteurs. On a de nombreux portraits de lui, dont les meilleurs sont ceux de Raeburn (1808), de J.-W. Gordon (1820), de Thomas Lawrence (1822). Un monument à sa mémoire a été érigé à Édimbourg en 1846. (René Samuel). |
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Scott, Robert Henry
- Né à DublinEn Angleterre, le Meteorological Office fut placé en 1877 sous le contrôle de la Société Royale de Londres. II est dirigé depuis 1867, par M. Robert-H. Scott, dont l'ouvrage Weather Charts and Storm warnings (1876), traduit en français (1879), donne l'explication des Cartes du temps envoyées aux journaux. (Lebon, 1899). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.