 |
Scot (Michel),
Scotus, écrivain et traducteur du XIIIe
s., né vers 1175 dans le comté de Fife en Écosse (d'où
son nom, scotus = écossais), sous le règne d'Alexandre
Il, m. peut-être en 1234. Il étudia toutes les sciences connues
de son temps (philosophie, médecine,
chimie, astrologie
et autres sciences occultes, et, au témoignage
de Dante (Enfer )
et de Boccace (Décameron )
passa pour magicien. Il habita successivement la France, l'Allemagne, ont
il jouit de la faveur de l'empereur Frédéric II, et l'Angleterre,
où Edouard I lui confia diverses missions. Il fait partie, comme
Gérard
de Crémone
et quelques autres, de ces traducteurs qui ont introduit en Europe, via
des textes traduits de l'arabe (langue qu'il est allé apprendre
en 1202 à Tolède), la science et
la philosophie grecques. On lui attribue notamment une des plus anciennes
traductions latines d'Aristote (celle de l'Ethique).
Selon Roger Bacon, Scot est revenu à
Oxford en 1230, apportant avec lui plusieurs ouvrages d'Aristote traitant
de physique et de mathématiques.
Il a également traduit Averroès.
Et l'on a encore de lui : Liber Physiognomia, Rome, 1477; Mensa
philosophica, Francfort, 1602; Theatrum chimicum, Strasb., 1622.
etc.
 |
En
librairie - Collectif, L'unité
de la philosophie politique de Scot, Occam et Suarez
au libéralisme contemporain, Vrin. -Michel Bastit, Les principes
des choses en ontologie médiévale
(Thomas
d'Aquin, Scot, Occam), Bière. |
|
|