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Say (Jean-Baptiste),
économiste né à Lyon le 5 janvier 1767, mort le 15
novembre 1832, fit à dix-neuf ans un voyage en Angleterre qui éveilla
ses idées sur l'importance des questions économiques; devenu
secrétaire de Clavière, le futur ministre, il vit entre ses
mains la Richesse des nations d'Adam Smith,
lut cet ouvrage et désormais le considéra comme son bréviaire.
Occupé aussi de politique, il débuta par une brochure anonyme
sur la Liberté de la Presse (1789) et fut employé
par Mirabeau à la rédaction du Courrier de Provence;
soldat en 1792, il fonda en 1791 la Décade philosophique,
organe des idéologues, dont il fut rédacteur en chef pendant
six ans; membre du Tribunat en 1799, il fut un des vingt tribuns que Bonaparte
fit éliminer bientôt.
La filature de coton fondée par
lui à Auchy (Pas-de-Calais) marcha mal et fut ruinée en 1814-15.
Après avoir publié une utopie, Olbie (1800), il fit
paraître le Traité d'économie politique (1803)
: c'est un exposé très clair des idées de Smith complétées
par quelques théories nouvelles, surtout celle des débouchés.
Ces idées reparaissent dans De l'Angleterre et des Anglais
(1815) et dans le Catéchisme d'économie politique
(1815); il se révéla aussi moraliste dans le petit volume
contenant quelques aperçus des hommes et de la société
(1817). Chargé sous la Restauration de faire des leçons au
Conservatoire des arts et métiers, il les réunit dans le
Cours
complet d'économie politique (1828-30). Après la révolution
de Juillet, il devint professeur d'économie politique au Collège
de France. Son gendre, le juriste Charles Comte, publia de lui quelques
écrits posthumes. (G. W.).
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En
bibliothèque - Haag, la
France protestante; Notice sur Jean-Baptiste Say, en tête
de la réimpression de ses œuvres, dans la Collection des
principaux économistes, t. XII, 1818. |
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Cette
famille protestante d'économistes français, originaire de
Nîmes, quitta la France après la révocation de l'édit
de Nantes. Une branche passa en GrandeBretagne, une autre alla aux États-Unis
et compta parmi ses membres le quaker
Thomas Say et son petit-fils Thomas Say (1787-1833), naturaliste de valeur.
La
branche principale s'était retirée à Genève,
où elle fit le commerce de draps; un Say venu à Lyon s'y
maria et fut le père de Jean-Baptiste Say. |