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| Sanz del Rio
(Julian), philosophe né à Torre-Arevalo (Soria, Espagne)
en 1817, mort à Madrid Le gouvernement modéré, dans sa dernière étape avant la révolution de 1854, nomma Sanz del Rio professeur d'histoire de la philosophie à l'Université de Madrid. Il vit bientôt ses cours fréquentés par toute la jeunesse qui s'éveillait à la vie de l'esprit, et qui préparait la renaissance qui éclata dans la période révolutionnaire de 1869. Presque tous ceux qui ont figuré plus tard dans l'enseignement et dans la politique furent les disciples, directs ou indirects, de Sanz del Rio. Celui-ci ne fit jamais un cours systématique de philosophie, mais des monographies sur des questions particulières ou préliminaires (Introduction analytique à la philosophie); son but était d'enseigner à penser; l'enseignement de Sanz del Rio eut à cet égard une action considérable sur toute une génération; il provoqua, même chez ses ennemis, par contre-coup, un réveil des études philosophiques. Dans l'ordre juridique, le krausisme sera jusqu'à la remise en question philosophique opérée par la "génération de 98" (Turro, Unamuno, Dominguez Berrueta, etc.), caractéristique de l'école espagnole, tant libérale que réactionnaire. De son vivant, Sanz del Rio publia : traduction espagnole du Manuel d'histoire universelle de Weber, avec des préfaces et des notes (Madrid, 1853-56); El Ideal de la Iiumanidad para la vida, sorte de catéchisme de la doctrine krausiste qui eut un grand retentissement (1re éd., 1860; 2e, 1871); Sistema de la Filosofia : Analisis (1860); Doctrinal de Logica (1863); Programas de Psicologia, Logica y Etica; Lecciones sobre et sistema de la Filosofia (1868). Son discours d'ouverture à l'Université, en 1857, est, non seulement une précieuse étude pédagogique, mais un des plus beaux morceaux de la prose castillane. La propagande des ennemis de Sanz del Rio,
qui l'accusaient de panthéisme et d'être
le corrupteur intellectuel de la jeunesse, entraîna le gouvernement
à lui interdire l'enseignement en 1867 (nonobstant les idées
de Sanz del Rio, plutôt conservatrices que radicales en politique).
En 1868, le gouvernement révolutionnaire lui rendit sa chaire et
lui offrit le poste de recteur qu'il refusa. Sanz del Rio a laissé
beaucoup d'oeuvres inédites, dont quelques-unes but été
publiées après sa mort : Analisis del pensamiento racional
(imprimés en 1877, par les soins de quelques-uns de ses disciples);
Cartas
inédites (publiées par Revilla); Filosofia de la muerte
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.