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50 N, 56 20 W |
Saint-Pierre et Miquelon est
un groupe d'îles appartenant à la France
(territoire d'outre-mer), à 20 kilomètres au Sud de Terre-Neuve.
L'île Saint-Pierre, la plus petite, a 7,5 km de long et 5,5 km de
large : elle a une superficie de 33 km² avec les îlots qui en
dépendent : Ile aux Chiens, Ile du Massacre, Ile Colombier, Ile
aux Pigeons, Ile Pelée, Ile aux Vainqueurs. Saint-Pierre est mamelonnée,
couverte de petits étangs. Miquelon se compose de deux îlots
autrefois séparés, réunis par une langue de sable
en 1783 : la Grande Miquelon au Nord et la Petite Miquelon ou Langlade.
L'ensemble des deux groupes (240 km² environ) est formé de
porphyres injectés de quartz avec quelques poudingues et des grès
houillers ; on y voit aussi des blocs erratiques apportés par les
anciens glaciers.
Les ports sont médiocres; la Petite
Miquelon n'a que des mouillages accidentels, bons ou mauvais selon la direction
du vent; la Grande Miquelon possède le vaste étang du grand
Barachois qui est assez sûr, mais dont le goulet est étroit
et peu profond. Enfin, le port de Saint-Pierre est également difficile
à aborder.
Histoire
de Saint-Pierre et Miquelon. - Les Basques prétendent avoir
visité ces parages deux cents ans avant Cabot
(1497) et Verazzani
(1527}. Dès 1504, les Bretons et les Normands venaient y pêcher;
les premiers établissements fixes sont de 1604. Toujours prises
par les Anglais
dans les guerres de Sept ans, de l'Indépendance américaine ,
de la Révolution et de l'Empire, ces îles furent toujours
rendues à la France
aux traités de Paris ,
de Versailles, d'Amiens
et de Vienne.
Les lacs de Saint-Pierre, peuplés d'anguilles
et de truites saumonées, se déversent à la mer par
des ruisseaux insignifiants. Langlade a un ruisseau assez important : la
Belle Rivière. Le climat est froid et brumeux; le groupe est situé
sur l'isotherme annuelle de + 5° qui passe aux Féroé .
Par suite de la situation maritime, les étés sont sans chaleur
et les hivers plus longs encore que rigoureux. Les plus basses températures
sont de -14° à -16°. En février-mars, les îles
sont souvent entourées d'une ceinture de glaces qu'on appelle crémi
si elles restent disjointes. Le grand danger de ces parages est constitué
par les brumes qui sont surtout intenses en juin et juillet. On les attribue,
au moins en partie, à la rencontre du Gulf-Stream avec le courant
froid venu du pôle.
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Source
: The World Factbook 2005.
Les productions minérales sont insignifiantes,
quoiqu'il y ait à la Grande Miquelon des mines d'ocre jaune, des
pyrites de fer et de cuivre, et à Langlade des schistes ardoisiers.
Les ressources agricoles ne sont guère plus importantes; Saint-Pierre
est un rocher sans terre végétale où il n'y à
que des mornes, des fougères et des arbustes arctiques; c'est à
grand-peine que l'on fait pousser quels légumes autour des maisons.
A Langlade, il y a quelques fermes qui font l'élève du bétail.
Mais les habitants gagnent leur vie en pêchant et en entretenant
des flotilles de la pêche opérant outre de la côte de
Terre-Neuve. Ce qui a fait historiquement toute l'importance de ces îlots,
c'est qu'ils étaient le centre de ravitaillement des pêcheurs
français qui allaient au banc de Terre-Neuve, et qui jadis établirent
leurs sécheries à Saint-Pierre et à Miquelon. En 1897;
on y a préparé 18500 tonnes de poisson. L'économie
avait ensuite décliné tout au long du XXe
siècle, notamment en raison des conflits à cause des conflits
avec le Canada
sur les quotas de pêche, ainsi que du déclin régulier
dans le nombre de bateaux s'arrêtant chez Saint Pierre. En 1992,
un arbitrage a attribué aux îles une zone exclusive de 12348
kilomètres carrés pour régler un conflit territorial
de longue date avec le Canada, bien qu'il représente seulement 25%
de ce que la France
souhaitait. Les îles sont fortement subventionnées par la
France. Les pouvoirs publics espèrent qu'une expansion du tourisme
améliorera des perspectives économiques. On a également
commencé à faire de la prospection pétrolière.
L'exploitation de cette ressources pourrait, si elle était possible,
relancer l'économie de ce territoire. (Ludovic Marchand). |
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