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Saint-Marc Girardin
(Marc Girardin, dit), littérateur né à Paris
en 1801, mort en 1873; fit de brillantes études au collège
Henri IV; fut reçu avocat et agrégé des classes supérieures
(1823), et nommé professeur au collège Louis-le-Grand (1826);
débuta dans les lettres par plusieurs travaux couronnés par
l'Académie française (Éloge de Lesage,
1822; Éloge de Bossuet, 1824; Tableau
de la littérature française au XVIIe siècle,
1828).
Il fut, après 1830, appelé
à la suppléance de Guizot à
la Faculté des lettres, nommé maître des requêtes
au conseil d'État, enfin (1834) prit possession de la chaire de
poésie française à la Faculté des lettres,
qu'il occupa avec éclat jusqu'en 1863, devint un des rédacteurs
ordinaires du Journal des Débats, député de
Saintirieix (Haute-Vienne), membre du Conseil royal de l'instruction publique
(1837), membre de l'Académie française (1844); se tint à
l'écart de la politique sous la République et l'Empire, fut
envoyé par les électeurs de la Haute-Vienne à l'Assemblée
nationale de 1811, et y devint président du centre droit, et vice-président
de l'Assemblée.
Les qualités des écrits de
Saint- Marc Girardin sont celles qui distinguaient son cours, beaucoup
d'esprit et de finesse, non sans quelque malice, un goût délicat,
mais un peu exclusif, une constante préoccupation des idées
morales, et l'art de rendre toujours agréable la sévérité
des doctrines. Ses principaux ouvrages sont : Cours de littérature
dramatique ou de l'usage des passions dans le drame (4 vol. 1843 et
suiv.); Essais de littérature et de morale (1844, 2 vol.);
Souvenirs
et voyages; Souvenirs et réflexions politique d'un journaliste
(1859); La Fontaine et les fabulistes
(1867). |
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