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Ruysdael / Ruisdael

Salomon van Ruÿsdael est un peintre hollandais, né à Haarlem (?) vers 1600, mort, à Haarlem en 1670. Inspiré par Esaias van de Velde et surtout par van Goyen, maître de la gilde de Saint Luc à Haarlem, en 1623, il a peint la nature hollandaise; ses fleuves, avec, des villes dans le fond, chargés de bateaux ou de bacs; ses prairies bordées de grands arbres si peuplées de bestiaux. Il a fait aussi quelques natures mortes. Il aurait plus de réputation, si son neveu Jacob ne l'avait éclipsé. 

Il signait, son nom avec un ÿ ; Jacob employait un i. Il eut un fils, Jacob, dont les oeuvres se distinguent de celles de son neveu, outre l'infériorité du talent, par un monogramme. où le J et le V sont distincts, reliés seulement par un trait. 
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Salomon van Ruysdael : paysage.
Un Paysage, de Salomon van Ruysdael (ca. 1633).

On trouve des ouvrages de Salomon, dans les musées de La Haye, Amsterdarn, Rotterdam, Bruxelles, Anvers, Paris, Dresde, Berlin, Munich, Copenhague, New York, etc. (E. D.-G.).

Isaac van Ruisdael, peintre hollandais, né à Naarden (?) vers 1600, mort à Haarlem en 1677. Il était surtout  fabricant de cadres; il fut pourtant un des directeurs de la gilde de Haarlem en 1642.

Ses paysages ressemblent à ceux de son frère Salomon et de van Goyen. On, en trouve aux musées de Rotterdam, Bordeaux, Aix-la-Chapelle (musée Surmondt), Francfort (sous le nom de Roelot Vries), Munich, Leipzig, Brunswick, Copenhague, etc.
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Isaac van Ruisdael : paysage.
Un Paysage, de Isaac van Ruisdael (ca. 1633).
Jacob Isaac van Ruisdael / Ruysadël est un peintre hollandais, né à Haarlem en mars 1628, mort à Haarlem en 1682, fils du précèdent. Il eut probablement pour maître son oncle Salomon van Ruysdael, qui procédait de van Goyen. Il traita le paysage et la marine et fut un graveur admirable. En 1646, déjà, il gravait, et peignait dans des tableaux ensoleillés, peut-être sous  l'influence de son ami N. Berchem, les plages et les dunes aux feuillages gris des environs de Haarlem; Elu maître de la gilde de Haarlem, en 1648, il partit huit à dix ans après pour Amsterdam, où il obtint le droit de bourgeoisie en 1659. II a voyagé, car son oeuvre, très varié, reproduit des sites de toutes les parties de la Hollande et même des frontières, montagneuses de l'Allemagne. 

Il eut pour ami Everdingen et pour élève Hobbema, sans doute aussi ses imitateurs Jan van Kessel, Cornelis Decker, etc. Son peu de succès, son état maladif et peut-être la couleur plus sombre des verdures, de l'intérieur du pays imprimèrent à ses oeuvres postérieures à 1660 un caractère mélancolique. Ses Cascades (musées de Dresde, Kassel, etc.) ont fait penser qu'il avait, vu la Norvège : elles sont de simples imitations - plus belles - de celles d'Everdingen, dont le succès le tentait. Les figures, de ses tableaux étaient de N. Berchem, d'A. van de Velde, d'A. van Ostade, de Ph. Wouwermann, de Lingelbach, de Vermeer.

Malade, en 1667, il fit son testament. Retourné en 1681 à Haarlem, où ses amis memnonites payèrent, sa pension à l'hospice des pauvres, il mourut en 1682. Dans sa vie maladive et relativement  courte, il n'a certes pas pu produire les quatre cents ouvrages très soignés que lui accorde le Catalogue raisonné de Smith et dont une partie, dus à des imitateurs, lui furent attribués lors de sa vogue posthume. Mais ses meilleurs tableaux - plages et dunes, vastes plaines, pays montagneux, intérieurs de forêts et  parfois de villes, effets de neiges, torrents et tempêtes, - ceux où l'intimité du détail ne nuit pas à la grande unité de l'ensemble donnent la profonde impression d'un vrai morceau de la nature, hollandaise sous un ciel tantôt chargé, de sombres nuages, tantôt parsemé de grands cumulus admirablement modelés. 
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Dou : le Charlatan.
Le Buisson, par Jacob van Ruysdaël (ca. 1649).
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Si Albert Cuyp est le plus grand poète parmi, les paysagistes hollandais, on peut dire de Jacob Ruisdael qu'il est le plus Hollandais des paysagistes. Ses paysages du premier temps, peints dans une gamme plus claire et plus grise, sont restés clairs et ont bleui légèrement dans les fonds; tandis que dans ses autres oeuvres, d'un ton plus sombre, les verdures ont très souvent tourné, selon la règle, au brun et au roux, sans rien perdre toutefois de leurs qualités essentielles. 

Tous les grands musées possèdent des chefs-d'oeuvre de lui, qu'il serait impossible d'énumérer. Nous citerons seulement : le Bois, la Forêt, l'Effet de soleil, Coup de vent, du Louvre; le Cimetière juif, le Château de Bentheim, la Chasse, le Chemin forestier, la Colline aux chênes, du musée de Dresde; le Moulin à eau et le Moulin à vent, du musée d'Amsterdam; le Marais, du musée de l'Ermitage, etc. (E. Durand-Gréville).

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