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Quintus
de Smyrne, poète grec, que les uns font vivre au Ier
siècle de notre ère, les autres, avec plus de vraisemblance,
au IVe ou au Ve
s., est dit de Smyrne ,
parce qu'il était né comme il nous l'apprend lui-même,
dans le voisinage de cette ville; on l'appelle aussi, mais improprement,
Quintus
Calaber, parce que son oeuvre fut découverte en Calabre .
Nous avons sous son nom un poème en 14 livres qui fait suite à
l'Iliade ,
et qu'on intitule ordinairement Homeri Paralipomena (ou Supplément
d'Homère) : c'est le récit de
la guerre de Troie
depuis la mort d'Hector
jusqu'à la ruine de la ville et le départ des Grecs. Sans
égaler l'Iliade, qu'il imite assez heureusement, ce poème
a un mérite réel : il se distingue par la pureté,
le bon goût, l'absence d'enflure. On pense qu'il contient des fragments
d'anciens poètes cycliques ;
il offre dans quelques parties de singulières analogies avec l'Enéide .
Le manuscrit en a été découvert au XVe
s. par Bessarion
dans un couvent d'Otrante en Calabre. |
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