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Purbach,
Georg von (1423-1461), né en 1423 à Purbach (Peuerbach, près
de Lintz), sur la frontière bavaroise de l'Autriche, succéda
à son maître, Jean de Gmünden, dans la chaire d'astronomie
à l'université de Vienne. Il entreprit de faire une bonne
édition de l'Almageste de Ptolémée.
Mais comme il ignorait le grec, il se mit en rapport avec le cardinal Bessarion,
légat à Vienne, et il alla suivre celui-ci en Italie, où,
depuis la prise de Constantinople
par les turcs, s'étaient réfugiés beaucoup de savants
grecs. Mais il n'eût pas le temps d'achever son ouvrage; une maladie
l'enleva, en 1461, à l'âge de trente-huit ans.
Heureusement, il laissa un disciple très
capable de continuer les travaux du maître. Il s'agissait de J. Müller
(Régiomontanus), qui avait été
son élève dès 1453, et qui s'établi à
Nuremberg en 1471. La traduction latine de l'Almageste de cesdeux
astronomes est parue avec le titre Epitome in Ptolemai magnam Compositionem.
Au nombre des écrits astronomiques
de Purbach qui ont vu le jour, on remarque ses Théoriques des
Planètes (Wittenb., 1580, in-8°), et ses Tables
des éclipses pour le méridien de Vienne (1514, in-fol.).
Purbach s'était particulièrement attaché à
l'observation pour vérifier les hypothèses des Anciens :
c'était le seul moyen de faire avancer la science.
A cet effet, il imagina des instruments
nouveaux, perfectionna les anciens, mesura plus exactement les lieux des
astres, et, pour aider les astronomes dans leurs calculs, il dressa des
tables de divers genres. Rejetant le calcul sexagésimal des divisions
du rayon (de 60 en 60), employé par les Anciens, il y substitua
le rayon divisé en 600 000 parties, et il calcula, d'après
ce système, de nouvelles Tables pour tous les degrés
et minutes du quart de cercle.
La vie de Purbach et celle de son disciple
Régiomontanus, ont été écrites par Gassendi.
(Hoefer,
1873).
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