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Prodicus.
- Sophiste grec cité parmi les disciples
de Protagoras et de Gorgias;
mais tout ce qu'il y a de vrai dans cette indication, c'est que, à
en juger par l'époque où il vécut - on peut placer
sa naissance entre 460 et 465 av. J.-C. -, il aurait pu être leur
disciple. Citoyen de la ville de Julis, dans la petite île Céos
célèbre par la pureté de mœurs de ses habitants, concitoyen
des poètes Simonide et Bacchylide,
il paraît avoir enseigné la vertu dans sa ville.
Lui aussi ne put trouver d'emploi à
son talent que dans Athènes, qui était la métropole
de Céos. Il s'y rendit souvent, dit-on, pour régler des affaires
publiques. Il n'est pas certain que Prodicus ait égalemeti visité
d'autres villes, mais cela est vraisemblable. Ainsi que tous les Sophistes,
il réclamait un salaire pour ses leçons.
Comme preuve de l'estime dont il
jouit, nous avons, non seulement les témoignages des anciens, mais
encore les noms illustres de quelques-uns de ses élèves et
de ses amis. On sait que Socrate lui-même
a mis à profit et recommandé ses leçons; toutefois
ni lui ni Platon ne paraissent avoir eu avec Prodicus
d'autres rapports qu'avec Protagoras et Gorgias.
Nous ne possédons aucun autre détail
sur la vie de Prodicus. Les témoignages qui nous le représentent
comme un homme dissolu et avide d'argent sont tardifs et suspects. Sur
ses écrits, sons ne possédons que des renseignements incomplets
et quelques imitations. |
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